La campagne  de commercialisation de coton 2019-2020  se fera suivant les normes requises en la matière, pour rassurer les producteurs et tous les acteurs de la chaîne. Dans ce cadre, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma, a lancé le processus de vérification des instruments de mesure ce mercredi 2 octobre.

« La qualité passe forcément par un bon système de mesurage. C’est pourquoi j’invite instamment les opérateurs économiques de façon générale et les acteurs de la filière coton de façon particulière à créer toutes les conditions nécessaires pour la réussite de la campagne », a exhorté la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma. C’était à l’occasion du lancement du processus de vérification des instruments de mesure pour la commercialisation du coton, en prélude à la campagne 2019-2020. Cette campagne revêt un caractère particulier, souligne la ministre de l’Industrie et du Commerce, conformément aux dispositions du décret n°86-216 du 30 mai 1986 ayant institué le cadre général réglementaire des instruments de mesure afin d’assurer la traçabilité et l’équité dans les transactions commerciales. Le nombre des balances, bascules et ponts-bascules, instruments de pesage vérifiés ne cessent de s’accroître depuis trois ans selon les données statistiques disponibles, souligne la ministre Sadiya Assouma. Ces instruments de pesage vérifiés passent de 3951 en 2016 à 5051 en 2017, soit une augmentation de 27 %. En 2018, ils sont 6501 à être vérifiés, soit une augmentation de 12,87 % par rapport à 2017 et 53,15 % par rapport à 2016. C’est la preuve tangible des ambitions du gouvernement de veiller à un commerce équitable dans le domaine du coton, avec l’accompagnement de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) et des égreneurs qui se battent pour la réussite des opérations, fait-elle savoir. « L’ambition du gouvernement est d’atteindre une production de huit cent mille tonnes en 2019 et il urge que la commercialisation se fasse avec des instruments de mesure fiables et conformes aux normes internationales », préconise la ministre de l’Industrie et du Commerce. A l’endroit des cotonculteurs, la ministre a réitéré les engagements du gouvernement à faire un suivi rigoureux des opérations de vérification pour que l’ambition des huit cent mille tonne soit une réalité avec des bascules et ponts-bascules vérifiés et poinçonnés.
Les agents vérificateurs de l’Agence nationale de métrologie et du contrôle de la qualité (Anm) ont été invités par la ministre à appliquer sans faille leur savoir-faire pour non seulement accompagner le commerce, l’industrie et la propriété industrielle mais aussi pour appuyer les grands projets du gouvernement. Aussi, a-t-elle demandé aux détenteurs d’instruments de mesure de faciliter la tâche aux agents vérificateurs de l’Anm pour mener à bien la mission à eux confiée par le gouvernement. Il faut rappeler que le directeur général de l’Anm, Osséni Loukouman, a souhaité que le prochain lancement se fasse dans les zones de production cotonnière.

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