Poursuivi pour avoir abusé d’une mineure d’à peine 10 ans, le jeune artisan Julien Edah a répondu de ses actes, mercredi 21 août dernier, devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, dans le Couffo, siégeant en matière criminelle. Déclaré coupable à l’issue des débats, il a écopé de six ans de réclusion criminelle.

Soudeur de profession, Julien Edah de nationalité béninoise était âgé de 18 ans au moment du viol dont il a été déclaré coupable le mercredi dernier. Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle et à payer un million de francs Cfa de dommages et intérêts à
L. H., la victime, représentée à la barre, par Me Caster Azia. Le tribunal ayant suivi le réquisitoire du ministère public qui a démontré que les actes de pénétration vaginale commis sur l’écolière âgée de 9 ans et demi étaient non seulement constitutifs d’infraction mais que le viol constitue l’une des infractions les plus graves, même en l’absence de circonstances aggravantes. Se basant sur cette conviction, le ministère public a requis au principal une lourde sanction de réclusion criminelle à perpétuité et, au subsidiaire, une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle assortie de 5 millions francs Cfa de dommages et intérêts.
Mais grâce à la clémence du tribunal présidé par le magistrat Virgile Kponmalégni, l’accusé Julien Edah, père de trois enfants, n’a écopé que de six ans de réclusion criminelle. Il est donc retourné en prison pour y passer quelque huit mois avant de recouvrer sa liberté. Il était en détention préventive depuis le 27 mars 2014 à la suite de la dénonciation du viol commis le 24 février de la même année. Pour en arriver à cette décision saluée par sa défense assurée par Me Guy Dossou, il a fallu plusieurs suspensions en vue de calmer la tension qui montait lors des débats. Puisque si l’accusé avait, en effet, reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’instruction, il s’est engagé dès l’entame du procès dans la dénégation, avant de passer aux aveux, avec des remords et en implorant la clémence du tribunal.

Les faits

Confondu par les questions du président du tribunal puis le ministère public et la partie civile, l’artisan Julien Edah, né vers 1996 à Toviklin, est finalement parvenu à regretter les faits mis à sa charge en se fondant en larmes. Lesquels faits remontent au mercredi 19 février 2014 dans le village de Mouzounhoué à Aplahoué, dans le Couffo, où L. H. censée être en classe, avait sollicité vers 10h une permission pour rentrer chez ses parents en vue de prendre des soins sanitaires contre des maux de tête et la fièvre. Autorisée à rentrer, elle va retrouver la maison vide. Ni ses parents ni les cohabitants n’y étaient présents. Seule, elle décida de se reposer dans la chambre de sa maman. C’est alors que l’un des cohabitants, Julien Edah, surgit, prétextant venir prendre une douche. Il ferma le portail puis la porte de la chambre où se reposait la mineure et abusa d’elle, à deux reprises, en dépit de son état de santé dégradé qu’il n’a pas nié à la barre. Après avoir satisfait sa libido, il abandonna la fillette souffrante en lui laissant deux plaquettes de médicaments qui, selon ses propos, n’étaient rien d’autre que du paracétamol acheté dans la rue. Après, il a pris la route de Toviklin, sa commune natale, pour aller y séjourner pendant quelques jours sous prétexte d’assister aux funérailles d’une parente. Le certificat médical produit au sujet de L. H. révèle la présence de traces de violence récente et des signes de défloration anciennen

Composition du tribunal

Président : Virgile Kponmalégni
Assesseurs : Bienvenu
Sohou, Gédéon
Adjiboyé, Thierry Ahovè et Firmin Amoussou
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Fidèle
Iko Afe

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