Aurèle Mawudo Houngbédji relate son riche parcours de technicien à des niveaux élevés de responsabilité et propose des recettes pour le développement du Bénin en particulier et de l’Afrique en général. Cette contribution, il l’a faite à travers son livre intitulé « L’audace de réformer » dont le lancement officiel a eu lieu, samedi 10 août dernier, à Cotonou devant une brochette de cadres et techniciens de niveau élevé.

« L’audace de réformer », plaidoyer pour une transformation économique de l’Afrique face aux agendas 2030 et 2063. Tel est l’intitulé du nouvel ouvrage désormais disponible dans les librairies, et dont le lancement a été fait, samedi dernier, à Cotonou. Son auteur a nom : Aurèle Mawudo Houngbédji. L’homme qui se définit comme un simple citoyen, un Béninois de la diaspora résidant aux Etats-Unis, est en réalité un mathématicien ; un quantiste de haut niveau et professeur adjoint de finances quantitatives à la Johns Hopkins University aux Etats-Unis. Il est aussi banquier et gestionnaire des risques, fonctionnaire international.
« L’audace de réformer » qu’il vient de lancer compte 292 pages réparties en cinq parties et quatorze chapitres. L’ouvrage est préfacé par Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Le genre rédactionnel utilisé est l’interview, réalisée par Rock Sosthène Népo, spécialiste en valorisation du capital humain.
Ainsi, à travers cette publication, Aurèle M. Houngbédji fait un récit-témoignage de son parcours, commencé en 2012 dans les arcanes des pouvoirs publics. C’était une première pour lui. Un saut dans l’inconnu car, depuis que Aurèle M. Houngbédji vit aux Etats-Unis, c’est la première fois qu’il est sollicité pour servir son pays à un niveau élevé de responsabilité. Mais galvanisé par ses proches, il a dû prendre son « courage à deux mains » pour servir en qualité. Direction, palais de la Marina. Mais très tôt, le technocrate qu’il est, a été pris en tenailles. D’un côté, par la politique politicienne (qu’il déteste plus que tout) et de l’autre, par sa ferme volonté d’aider le chef de l’Etat à réformer au sens pur du terme. L’un faisant ombrage et entrave à l’autre, Aurèle Mawudo Houngbédji a su trouver les voies et moyens nécessaires pour tirer son épingle du jeu. Ceci, malgré ses longs moments de rudes épreuves jonchés, entre autres, d’enjeux politiciens et électoralistes. Ce climat n’était donc pas favorable à des réformes objectives et qualitatives. Malgré cela, il a pu relever plusieurs défis et entamer de nombreux chantiers avant le changement de régime en 2016, suivi de son départ du palais. En ces moments de difficultés d’ordre politique et pratique (il n’y avait pas de ligne budgétaire dédiée aux réformes), l’auteur de « L’audace de réformer » ne voulait pas démissionner de son poste. Car, le faire, alors qu’il y a espoir et que tout le monde comptait sur lui, serait un aveu d’échec.

Il est donc resté jusqu’en avril 2016.

C’est au terme de ce parcours riche en expériences, qu’il a jugé utile de ralater son vécu quotidien de conseiller technique d’un chef d’Etat africain à ses compatriotes de la diaspora, ceux résidant au pays, ses collègues et autres collaborateurs.
Au-delà de ce récit-témoignage, Aurèle Mawudo Houngbédji énumère les résultats qu’il a pu obtenir, ses sentiments et les leçons qu’il tire de son expérience à la Marina. Il fait part de sa vision du développement et livre ses propositions de réformes, de sa position de pur technocrate, pour un développement économique harmonieux aussi bien du Bénin que de l’Afrique.
L’œuvre d’Aurèle M. Houngbédji est largement apprécié et commenté par Alastair Sèna Alissato, professeur à la Faculté de sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi. L’éloquence de son contenu a été saluée par les ministres, députés et hautes personnalités présents au lancement.

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