(Douze personnes perdent la vie)
Douze personnes retrouvées sans vie et cinq rescapées dont un nourisson d’environ trois mois qui ne connaitra jamais sa mère. C’est le triste bilan du drame qui s’est produit dans l’après-midi de ce lundi 5 août avec le chavirement d’une barque motorisée dans les eaux du lac Ahémé, ont informé les préfets Komlan Zinsou et Jean-Claude Codjia qui ont manifesté dans la commune de Bopa la compassion du gouvernement aux familles éplorées.

Toute la commune de Bopa, voire tout le département du Mono est endeuillé par le drame qui s’est produit dans les eaux du lac Ahémé. Les autorités locales et les parents éplorés étaient encore sous le choc quand les deux préfets, tout aussi affligés, leur ont rendu visite dans la soirée d'hier. En attendant des enquêtes approfondies pour élucider les causes à l’origine, le point présenté par le directeur départemental de la Police républicaine fait état de 12 personnes dont huit de sexe féminin sans vie extirpées des eaux fluviales. Le commissaire principal de police, Constant Badet, mentionne au titre des rescapés, cinq personnes dont trois dames et un nourisson de sexe féminin de trois mois environ. Le cinquième rescapé qui est un homme a réussi à regagner la rive à la nage pour retrouver sa famille, a-t-il précisé.
Présentant les condoléances du gouvernement, les préfets du Mono, Komlan Zinsou et de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia ont fait savoir que le chef de l’Etat et ses collaborateurs suivent attentivement l’évolution de la situation. « Aussi bien au niveau du département qu'au niveau du gouvernement toutes les dispositions sont en train d'être prises afin que la nation puisse porter assistance aux familles des victimes », ont-ils fait savoir.
La barque avait pris départ au niveau de la plage Gogo, à Bopa, dans le département du Mono, en direction d’Ahouango, un village de Dékanmè, supputent des témoins dans la commune de Kpomassè, dans l’Atlantique. Selon la même source, les passagers étaient, pour la plupart, des chrétiens en partance pour une convention organisée par leur église et surtout des marchands du marché Lobogo qui s’est animé hier, lundi.
« C’est un lundi noir pour nous», se désole le maire de la commune face au lourd bilan. Le maire Frédéric Dandevèhoun pense que le drame aurait pu être évité s'il n'y avait pas eu de surcharge. La crue du fleuve Couffo et les pièges aux poissons communément appelés acadja doivent être également pris en compte dans l’évaluation des causes, estime le maire. Il sera appuyé par Fidèle Dossou, acteur politique de la localité, insistant sur la surcharge qui, selon lui, est la plus plausible des causes. « Outre les passagers, il y avait deux grosses motos et des sacs de maïs », énumère-t-il, avant d’ajouter que le sort a donné raison aux passagers qui ont refusé de s’agréger au groupe avec une telle charge. A l’en croire, le conducteur de la barque et son enfant aussi sont décédés. Ce drame qui attire une fois encore l’attention sur les méfaits de la surcharge n’est pas sans rappeler la nécessité de reconstruire un pont en bonne et due forme au niveau du village Djidjozoun, selon l’autorité communale. Le maire Frédéric Dandevèhoun explique que c’est en cherchant à contourner ce pont défectueux et impraticable par ces temps de crue du fleuve Couffo que les usagers se trouvent contraints d’emprunter la barque reliant la commune de Bopa aux autres communes du Mono et le territoire du département de l’Atlantique.

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