Le ministère de l’Energie sera bientôt doté d’un Plan stratégique pour la période 2020-2024. En attendant son adoption en Conseil des ministres, le plan a été validé, hier jeudi 25 juillet, par les cadres à divers niveaux de ce département ministériel, au cours d’un atelier technique présidé par le ministre Dona Jean-Claude Houssou.

Assurer une transition énergétique pour le développement économique et social  durable du Bénin. C’est l’objectif principal du Plan stratégique 2020-2024 du ministère de
l’Energie qui a fait l’objet d’un atelier technique de validation hier.     
En initiant l’élaboration de ce plan, le ministère de l’Energie veut se donner des orientations stratégiques et œuvrer ensemble avec les acteurs pour leur aboutissement. L’élaboration du Plan stratégique répond donc à une volonté politique se traduisant par la planification de l’action publique dans le secteur, traduit le Programme d’action du gouvernement (Pag) en actions opérationnelles et donne une visibilité aux activités de programmation et de budgétisation dans le secteur.
A l’ouverture des travaux de l’atelier technique de validation, le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Herman Zimé, a rappelé que l’élaboration de ce plan a été faite dans une approche inclusive. Pour lui, l’atelier d’hier est une étape décisive dans la mesure où après la validation, c’est le processus devant conduire à son adoption par le Conseil des ministres qui reste.    
Pour le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, le secteur de l’énergie est une priorité pour le gouvernement. C’est pourquoi dans le Pag, il lui a été consacré une part de 10% du budget. Le plan stratégique validé, selon le ministre, est un document qui fait état du diagnostic du secteur, des défis à relever et des résultats attendus.
Dona Jean-Claude Houssou souligne que le plan stratégique doit être en position d’étape. Au-delà du document qui n’est qu’un support, il estime qu’il faut avoir une trace dans la mise en œuvre. Le plan stratégique, insiste-t-il également, doit être perçu comme un outil important à mettre en œuvre pour ne plus naviguer à vue.
La validation du plan, poursuit le ministre de l’Energie, est une action devant permettre au ministère d’assurer la crédibilité des projets à défendre auprès des partenaires techniques et financiers.
Dans le plan stratégique présenté par Innocent Lokossou, représentant le consultant ayant réalisé le document, toutes les stratégies de développement retenues sont traduites en actions. Des actions qui ont été budgétisées avec un coût de mise en œuvre estimé à 1885 milliards 838 millions de FCfa.
Les ressources nécessaires pour son financement seront mobilisées dans le budget de l’Etat avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (Ptf) et du secteur privé par le Partenariat public-privé (Ppp).
La mise en œuvre du plan garantit la visibilité des budgets annuels, facilite la mobilisation des ressources et fournit les bases de coopération avec les Ptf. Mais les conditions de succès résident dans la mise en place d’une veille stratégique et technique par le ministère de l’Energie.

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