Après sa finale perdue lors de la Can Mali 2002, (0-0, 3-2p) face aux Lions indomptables du Cameroun au stade du 26 mars de Bamako, les Lions de la Téranga du Sénégal ont une nouvelle fois l’occasion de décrocher leur premier titre continental. C’est depuis 1965, année de leur première participation à une phase finale de la Can en Tunisie, qu’ils courent derrière lui.

Sadio Mané, Idrissa  Gana Guèye, Ismaïla Sarr, Cheikou Kouyaté, Mbaye Niang, Keita Baldé, Youssouf Sabaly, Henri Saivet et leurs coéquipiers des Lions de la Téranga du Sénégal réussiront-ils à réaliser l’exploit ce soir, face aux Fennecs de l’Algérie, en finale de la 32e édition de la Can Total, Egypte 2019 ? Ce serait une première dans l’histoire du football de leur pays. Mais encore faudrait-il qu’ils parviennent à prendre leur revanche sur leurs adversaires qui les avaient déjà battus (1-0) en phase de poules dans le groupe C.
En effet, avant eux, Aliou Cissé devenu aujourd’hui leur entraîneur, Tony Sylva, Omar Daf, Lamine Diatta, Henri Camara, El Hadj Diouf, Pape Bouba Diop, Pape Sarr, Khalilou Fadiga et autres, sous la houlette de Bruno Metsu avaient bien eu la possibilité de le faire, dimanche 10 février 2002 au stade du 26 mars de Bamako. C’était lors de la finale de Mali 2002. Mais le Cameroun avec  Alioum Boukar, Bill Tchato, Pierre Nlend Wome, Rigobert Song, Raymond Kalla, Geremi Fotso Njitap, Laurent Etame-Mayer, feu Marc Vivien Foe, Salomon Olembe, Samuel Eto’o Fils, Pius Ndiefi alors entraînés par l’Allemand Winfried Schäfer, en avait décidé autrement.
Avant d’affronter l’Algérie, le Sénégal a actuellement la meilleure défense de la compétition avec un seul but encaissé en six rencontres pour huit buts marqués. L’heure de la revanche a donc sonné pour les Lions de la Téranga, 17 ans après avoir perdu leur seule finale jouée en phase finale de la Can.

Qui va succéder à Stephen Keshi

Par ailleurs, cette finale prévue ce soir au stade international du Caire sera la cinquième entre entraîneurs africains. Sur les bancs de touche, il y aura Djamel Belmadi et Aliou Cissé respectivement pour l’Algérie et le Sénégal. Dans l’histoire des phases finales de la Can, ce n’est pas fréquent. Face à la présence remarquable de 13 entraîneurs expatriés, ce n’était pas évident de les retrouver avec leurs sélections à ce stade de la compétition. Il faut remonter en 1962, pour voir l'équipe de l’Ethiopie, entraînée par le légendaire Yidne katchew Tessema, remporter son premier titre (et le seul à ce jour), en battant l'Egypte 4-2 en finale. Les Pharaons étaient à l'époque entraînés par le duo Mohamed El Guindy et Hanafy Bastan. Par la suite, il y a eu le Ghana avec son deuxième titre lors de l'édition de 1965 que son entraîneur Charles Gyamfi lui a permis de remporter en battant (3-2) la Tunisie qui était sous la houlette de Mokhtar Ben Nacef.
Un autre entraîneur ghanéen, Fred Osam-Duodu, a aussi conduit les Black Stars au titre en 1978 à domicile. C’était face aux Grues de l’Ouganda également dirigées par un local Peter Okee. En 1998, c’est l’Égyptien Mahmoud El Gohary qui aidait son pays à s’adjuger son quatrième titre au Burkina Faso, en battant (2-0) l’Afrique du Sud entraînée par son icône locale Jomo Sono.
En attendant de connaître qui de Djamel Belmadi ou Aliou Cissé sera, avec sa sélection, l’heureux élu ce soir, onze entraîneurs africains ont remporté quinze titres de la Can au cours de ses 31 précédentes éditions. Le Ghanéen Gyamfi et l’Egyptien Hassan Shehata ont chacun remporté trois titres. Le Nigérian Stephen Keshi est le dernier en date à l’avoir remportée. C’était en 2013.

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