Fonctionnel depuis vendredi 29 mars dernier avec les vols locaux, l’aéroport international de Tourou contribue à désenclaver la région septentrionale du Bénin à partir de la ville de Parakou, en procédant à son ancrage à l’international. Du coup, la ville de Parakou espère être confortée dans son rôle de grande métropole et de pôle de développement du nord.

Avec la mise en service de l’aéroport international de Tourou par le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, vendredi 29 mars dernier, la ville de Parakou a beaucoup à gagner dans les actions qu’elle a engagées pour son développement. En termes de retombées, elle devrait en tirer d’énormes profits sur les plans économique, touristique et financier.
Tout en facilitant la circulation des personnes et des biens par voie aérienne, la construction de l’aéroport de Tourou, à Parakou, selon les normes internationales de l'aviation civile, permet également de donner une nouvelle dimension au trafic aérien intérieur, surtout celui en direction du septentrion. En dehors des vols intérieurs, d’autres sont prévus pour desservir à la longue les pays de la sous-région comme le Togo, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Niger. Il y en aura également en direction des parcs nationaux de la Pendjari et du W. Ce qui augure de la création de nombreux emplois, la rentrée de devises dans la ville, ainsi que l’intensification des échanges commerciaux en ce qui concerne les produits tropicaux notamment l’anacarde, le karité et d’autres spéculations. Il s’ensuivra un regain d’activités au niveau des hôtels.
Pour un retour sur investissement, c’est le groupe danois Waa qui pourrait se voir confier l’exploitation de l’infrastructure. Il  avait montré tout son intérêt pour le projet. Présent sur les lieux, vendredi 7 décembre 2018, il entend également y ériger une académie pour la formation des pilotes. « C’est un grand intérêt pour nous de prendre cet aéroport pour commencer par le gérer.
Les atouts recensés, nous permettent d’y investir beaucoup. Il nous faudra avancer rapidement pour mettre l’aéroport en service », avait alors indiqué son président directeur général, Michael Thorsen Niels, en présence des autorités politico-administratives béninoises.
Un accord, faut-il le rappeler, avait d’ailleurs été signé avec le groupe. « Les études approfondies de rentabilité économique sont en cours à leur niveau. Une fois terminé et mis en service, l’aéroport va jouer ce rôle de liaison entre l’Est et l’Ouest », avaient assuré en son temps, le ministre Samou Séidou Adambi, représentant son collègue en charge des Infrastructures et le maire de Parakou, Charles Toko. Avant eux, c’est le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui, lors de sa tournée à Parakou afin d’expliquer le contenu du Pag aux populations, vendredi 5 mai 2017, avait réaffirmé l’intérêt du gouvernement du « Nouveau Départ » et de la «Rupture » pour cet aéroport.
Construit sur une réserve de plus de 4.000 ha, l’aéroport international de Tourou est le deuxième du genre dont le Bénin dispose après celui de Cadjèhoun. De Cotonou, il permet de rallier Parakou en moins d’une heure.

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