Par Claude Urbain PLAGBETO    

Cotonou abrite, du 17 au 19 juillet, la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’Afrique de l’Ouest. Il est question de partager les expériences, de dynamiser le réseau Wimowa en vue de la mise en place d’une politique minière commune.

Les femmes exerçant dans les mines et le pétrole comptent prendre toute la place qui est la leur dans la promotion de ce secteur dominé par les hommes. Regroupées au sein du Réseau Women in Mining of West Africa (Wimowa), elles se retrouvent à Cotonou, depuis ce mercredi 17 juillet, pour échanger sur leurs activités, faire le bilan du réseau depuis 2016 afin de le dynamiser pour atteindre les objectifs fixés. Il s’agit de la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’espace ouest-africain qui se tient avec le soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Outre les représentantes des associations nationales de femmes du secteur de l’Union (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), la rencontre, qui dure trois jours, connaît la participation des représentantes des réseaux des femmes du secteur extractif de la Guinée Conakry, du Ghana et du Nigeria. « Notre ambition est d’avoir au sein du réseau toutes les associations de femmes de l’espace Cedeao », indique Aïda Marie-Rose Tamboura, coordonnatrice du Wimowa.
Au cours de la réunion, il est prévu l’actualisation du programme triennal élaboré en 2015 à Ouagadougou par le réseau et qui n’a pu être exécuté. « Nous sommes là pour voir par quels moyens nous pourrions atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : nous battre pour arracher la place qui nous revient sur le terrain et non dans les bureaux, parce que rien ne nous sera donné gratuitement, et surtout d’aboutir à une politique minière commune », laisse entendre Mme Tamboura.   
Le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, rassure que la Commission de l’Uemoa dont le leitmotiv est l’institutionnalisation du genre dans tous les programmes de développement sera aux côtés de ces femmes et ne ménagera aucun effort pour les accompagner dans leur démarche.
Ouvrant les travaux, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines, Tossounon Alassane Kora Yarou, se réjouit que la réunion s’inscrive dans le sens d’un appui à la mise en œuvre du nouveau Code minier de l’Uemoa dont le processus d’approbation est en cours. Il dit être convaincu de ce que la synergie des actions constitue une condition d’efficacité des politique et stratégie de développement. A l’en croire, le secteur minier offre une opportunité formidable aux femmes pour s’affirmer et occuper la place qui leur est due dans le tissu économique, à travers leur contribution au développement du secteur, mais aussi pour leur apport au produit intérieur brut (Pib).
Les échanges tournent autour de l’appropriation du secteur minier par les femmes, la promotion des activités minières respectueuses de l’environnement, de la santé et du bien-être des populations et surtout des droits des enfants dont la place est dans les écoles et centres de formation et non sur les sites miniers.La majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest dispose d’un sous-sol riche en minerais mais faiblement exploités, notamment une importante réserve de matériaux de construction à savoir le calcaire, l’argile, le sable, le gravier et les granites. Les actions de promotion visant à rendre le secteur plus attractif sont donc les bienvenues, estime Kora Yarou, saluant la détermination des femmes à ne pas y jouer les seconds rôles.

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