Par Maurille GNASSOUNOU depuis Ismaïlia

L’heure est désormais au bilan, chez les Ecureuils du Bénin. En parvenant jusqu’au stade des quarts de finale de la compétition, ils ont réussi leur Can. C’est à juste titre que leur retour au pays est très attendu afin que les honneurs dus à l’exploit qu’ils ont réalisé, leur soient rendus.

De leurs quatre participations à une phase finale de la Can, celle effectuée à Egypte 2019 reste la seule réussie pour les Ecureuils du Bénin. De 24 sélections nationales qu’elles étaient au départ, ils se sont retrouvés parmi les 8 meilleures du continent. Sessègnon et ses coéquipiers auraient pu accéder au carré d’as, mais les Lions de la Teranga du Sénégal en ont décidé autrement. Ils n’ont pas à rougir de leur parcours.
A l’arrivée, le Bénin s’est contenté de 3 matches nuls contre le Ghana (2-2), la Guinée-Bissau (0-0) et le Cameroun (0-0) en phase de poules. En huitième de finale, il a pris le dessus sur le Maroc (1-1, 4-2 tab), avant de s’incliner (1-0), face au Sénégal, au cours de son match de quart de finale. Soit un total de 4 buts encaissés contre 3 inscrits. C’est pour la première fois, dans l’histoire de son football, qu’il accède aux huitièmes puis aux quarts de finale. Si ce n’est pas le seul match nul qu’il a enregistré lors d’Angola 2010, le Bénin n’a jamais remporté jusque-là un seul match en phase finale de la Can.
Il y a donc de quoi être fier de Michel Dussuyer et de ses poulains. Leur parcours aura tout simplement été fabuleux. Les Ecureuils n’ont pas déçu la confiance placée en eux, au moment où ils se faisaient remettre le drapeau national par le ministre Oswald Homeky, avant leur départ de Cotonou. Ils ont vaillamment défendu les couleurs nationales.
« Ce fut une belle Can parce qu’on ne s’attendait pas à s’arrêter à ce niveau, mais on a quand même pu montrer beaucoup de valeurs. Maintenant, on peut rentrer la tête haute parce qu’on peut être fier de ce qu’on a fait et c’est le plus important », soutient Stéphane Sessègnon. « Malgré notre élimination, nous sommes satisfaits de notre participation. Je tiens à féliciter mes joueurs pour ce parcours, surtout que nous avançons bien avec ce groupe. Nous sommes déçus mais nous devons garder la tête haute. Le tournoi nous a permis de franchir un nouveau palier et mes poulains ont rendu fiers les Béninois grâce à leurs résultats dans le tournoi », a de son côté indiqué Michel Dussuyer.
En effet, c’est avec le sentiment d’avoir bien accompli la mission à eux confiée, que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers rallieront ce jour, vendredi 12 juillet, Cotonou. Ils pouvaient bien poursuivre l’aventure, si entre temps, ils n’avaient pas été obligés de payer le prix des efforts consentis, en enchaînant  quatre matches successifs dont un, notamment celui des huitièmes, avec les prolongations. Grâce à leurs différentes prestations, c’est un autre regard que la communauté internationale portera désormais sur le football béninois. Il s’agit de celui du respect et de la considération. D’ores et déjà, tous les observateurs avertis sont unanimes sur le fait que le football béninois a beaucoup progressé au point de défier aujourd’hui les géants du continent africain.
Seulement, c’est maintenant que commence le plus difficile. Il va falloir maintenir et entretenir les espoirs entrevus. C’est vrai, certains cadres de l’équipe à l’image du capitaine Stéphane Sessègnon, du gardien de but Fabien Farnolle, de l’attaquant Mickaël Poté et dans une certaine mesure le défenseur Junior Salomon, vont devoir prendre leur retraite internationale. Il y a longtemps qu’ils roulent leur bosse en sélection. Le moment est donc venu pour apporter du sang neuf à la sélection. A ce niveau, ce ne sont pas les talents qui manquent au sein des clubs animant le championnat national.
Toutefois, il est à craindre que Michel Dussuyer, estimant qu’il a déjà accompli sa mission à la tête de la sélection nationale, décide d’aller tenter une autre aventure ailleurs, s’il recevait une proposition plus intéressante. En attendant d’être fixé sur son avenir aux côtés des Ecureuils, il est impérieux de doter enfin le football béninois d’une direction technique nationale.

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