Cotonou abrite, du 10 au 13 juillet, le premier Symposium des plateformes du secteur sanitaire privé. La rencontre est placée sous le thème « Le secteur privé accélère la réalisation de la couverture sanitaire universelle pour le développement de l’Afrique ».

La Couverture sanitaire universelle (Csu) est un défi commun pour tous les acteurs du système sanitaire. Le rôle du secteur privé est déterminant dans l’atteinte de cet objectif. C’est dans ce cadre que se tient, depuis hier à Cotonou, un symposium sur le rôle du secteur privé sanitaire. La rencontre se veut un carrefour scientifique de brassage, d’échanges et de contribution au renforcement du système sanitaire des pays africains et d’ailleurs. Elle promeut un secteur privé efficace et performant au service du renforcement des systèmes de santé ouest-africains.
« Pour la prise en charge globale de santé, il importe de donner au secteur privé de la santé toute la place qu’il mérite afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans un esprit de renforcement de partenariat public-privé plus efficient en Afrique », indique le dossier de presse conçu pour la circonstance.
Cette exigence est d’autant plus importante que la demande des soins adressée au secteur privé connaît une croissance avec la montée très rapide des structures de prévoyance maladie, des sociétés d’assurance et des mutuelles de santé, dans un contexte de développement de la Couverture sanitaire universelle (Csu), renseigne la même source.
Le représentant du directeur de l’Organisation ouest-africaine de la santé, Ali Sani, partage la même conviction quant à la contribution du secteur privé au rayonnement du système sanitaire. « La réalisation de la Couverture sanitaire universelle passe indéniablement par le secteur privé et le partenariat public-privé est devenu incontournable dans l’atteinte des objectifs sanitaires en Afrique », note-t-il.
Selon le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, la rencontre vise à « identifier les défis de l’implication du secteur privé dans la Csu et y proposer des solutions ; identifier les stratégies durables du renforcement institutionnel et d’autonomisation des plateformes nationales, sous-régionales et régionales du secteur privé sanitaire pour une Csu participative et efficiente en Afrique. Elle permettra également de définir un cadre rigoureux de suivi de la mise en œuvre des résolutions au niveau africain en vue d’une contribution durable du secteur privé à la Csu sur le continent.
Le thème, objet du symposium, repose sur la nécessité du dialogue public-privé en vue de l’instauration d’une couverture universelle performante en Afrique.
Là-dessus, le représentant du directeur de l’Organisation ouest-africaine de la Santé, évoque l’accompagnement des Etats au profit du système sanitaire, notamment le programme Assurance maladie pour le renforcement universel (Arch), mesure phare du gouvernement béninois, qui intègre le volet assurance maladie.
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, appelle de tous ses vœux à un service sanitaire efficace en Afrique. « Nous devons redoubler d’efforts pour trouver des méthodes durables et efficaces pour répondre aux besoins des populations, pour utiliser toutes les ressources disponibles pour accélérer la réalisation de la Csu.
Au-delà de son caractère scientifique, le symposium se veut un cadre d’échanges, d’opportunités et de découvertes. Il réunira plus de 200 acteurs privés et publics du secteur de la santé en Afrique. « A côté de l’évènement scientifique se tiendra un salon d’exposition de matériel médical pour permettre aux participants de rêver d’équipements médicaux ou de finaliser leur projet d’équipement pour leur clinique », explique le président du symposium, Lucien Dossou-Gbété. Plus de mille visiteurs y sont attendus.

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