La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé, jeudi 27 juin dernier, à son siège à Cotonou, à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2019 qui constitue également la dernière session de la 5e mandature. La cérémonie de clôture de cette session a été présidée par  Adam Boni Tessi en présence des conseillers.

La 5e mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication tend progressivement vers sa fin. Le président Adam Boni Tessi a procédé, jeudi 27 juin dernier,  à la clôture de la première session ordinaire de l’institution pour le compte de l’année 2019.
Dans son allocution, Adam Boni Tessi a fait le bilan  de la 5e mandature de l’institution. Il affirme que cette session est statutaire et conforme à l’article 83 du règlement intérieur de la Haac. Le président de la Haac note qu’il est donc à envisager que l’assemblée des conseillers se réunisse encore, pour approuver le rapport  bilan de la 5e mandature et régler d’autres questions importantes relatives à la vie de l’institution. Il poursuit que cette mandature installée officiellement le 21 juillet 2014, bouclera ses cinq ans règlementaires dans quelques semaines et passera la main à la sixième mandature.
Adam Boni Tessi informe que la Haac est l’une des institutions prévues par la Constitution du 11 décembre 1990. En effet, l’article 142 de la loi fondamentale lui confère sa légitimité tout en définissant sa mission fondamentale. Il a fait remarquer que la Haac, sur le plan législatif, a beaucoup évolué dans sa pratique quotidienne, avec deux nouvelles lois faisant désormais partie de ses instruments de travail privilégiés à savoir le code de l’information et de la communication du 20 mars 2015 ainsi que la loi relative à la radiodiffusion numérique du 30 septembre 2014. « Un véritable arsenal juridique nourrit donc aujourd’hui notre réflexion et tous nos actes sont strictement basés sur la loi », a-t-il martelé.
Le président de la Haac indique que la 5e mandature a joué sa partition en améliorant l’environnement des médias. Pour lui, il s’agira juste d’exposer sommairement les acquis essentiels des actions communes afin de doter la prochaine mandature d’une ancienne corde solide à partir de laquelle elle pourra tresser la nouvelle.
Adam Boni Tessi ajoute qu’au-delà de son appartenance au réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc), dont elle assure le secrétariat permanent depuis la création de cet organisme interafricain en 1998, la Haac est aussi un membre fondateur et actif de la plateforme des régulateurs de l’Uemoa et de la Guinée. Il relève que le sérieux et la compétitivité de la Haac ont fait d’elle un pilier du réseau francophone de régulation des médias. Il poursuit que le rôle de la Haac ne saurait se résumer à celui du méchant gendarme de la liberté d’expression que l’on attribue à l’institution. « La lutte pour doter la Haac de moyens adéquats pour accomplir plus sereinement sa mission est celle de tout le monde », a-t-il souligné.

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