Le Projet d’appui à l’autonomisation économique des femmes mareyeuses d’Ifangni (Paaefmi) a été lancé ce mercredi 26 juin, avec pour ambition de promouvoir une  technologie plus améliorée de fumage de poissons dans cette commune. Il est piloté par l’Association pour la promotion animale et des initiatives de fermes (Aspaif-Ong) et entend impacter à terme 180 femmes mareyeuses.  

Adieu les techniques traditionnelles de fumage de poissons à Ifangni ! C’est du moins, l’espoir qui se dégage avec le lancement, ce mercredi 26 juin, du Projet d’appui à l’autonomisation économique des femmes mareyeuses d’Ifangni (Paaefmi) . Il vise à promouvoir désormais une technique plus améliorée de fumage de poissons. Cette nouvelle technologie baptisée les Fours Ftt-Thiaroye est portée par le Paaefmi financé, pour un montant total de 52 616 800 F Cfa, par le programme Renforcement et participation de la Société civile (Repasoc) bénéficiant de l’appui financier de l’Union européenne et du gouvernement béninois.
Pour Gilbert Adinci, directeur exécutif de l’Aspaif-Ong qui met en œuvre le Paaefmi, ce projet entend appuyer les femmes mareyeuses d’Ifangni dans leurs techniques de fumage de poissons avec les Fours Ftt-Thiaroye. Lesquels sont très économiques et permettent de réaliser une production intensive en un temps record avec des produits de bonne qualité et hygiéniques. Mieux, poursuit-il, les fours Ftt-Thiaroye garantissent une protection contre  contact avec le feu et l’inhalation de la fumée. Les produits issus de cette technique sont sans contaminant Hydrocarbure aromatique polycyclique (Hap) nuisible à la santé de la population, témoigne Gilbert Adinci.
De façon plus pratique, la technologie Ftt-Thiaroye permet de fumer, sur un seul foyer, une tonne de Claria communément appelé poisson chat en 8 h de temps contre 3 jours et 6 foyers par le passé, 1 tonne de produits congelés en 2 heures de temps contre 4 heures et 10 foyers à utiliser puis 1 tonne de crustacés en 2 heures de temps et 10 foyers auparavant, souligne le directeur exécutif de l’Aspaif-Ong. Cette technologie plus améliorée permet d’éliminer les Hap du poisson fumé, qui sont des contaminations cancérigènes pour l’organisme des consommateurs et protège les femmes contre le feu et la fumée. Le Paaefmi veut donc faire de cette révolution son cheval de bataille et entend contribuer substantiellement à l’amélioration des conditions de vie de 180 femmes mareyeuses des six arrondissements d’Ifangni d’ici 2020.
Le régisseur du Repasoc, Aristide Akandé, est revenu sur les conditions rigoureuses qui ont conduit à la sélection de ce projet parmi les 427 reçus et provenant des Osc dans le cadre de l’appel « à proposition de projets » lancé par son programme en 2018. Il félicite le directeur exécutif de l’Aspaif-ong, Gilbert Adinci, pour la pertinence et l’originalité du projet proposé visant à sortir les femmes mareyeuses de la précarité. Même témoignage de la part du professeur titulaire de Technologie alimentaire à la Faculté des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Fsa/Uac), Victor Aniouvi. Le deuxième adjoint au maire d’Ifangni, Ulrich Alohoutadé et le secrétaire général de la préfecture de Pobè, Rodrigue Kotounou, au nom de leurs patrons respectifs, ont félicité Gilbert Adinci pour tout ce qu’il fait pour accompagner le développement d’Ifangni.

Évaluer cet élément
(2 Votes)
Lu 789 fois