A travers les médias sociaux, les moteurs de recherche et autres, le numérique s’impose de plus en plus dans le secteur de l’éducation. Elèves, étudiants et enseignants béninois les utilisent pour échanger ou pour conforter leurs connaissances.

Les médias sociaux et les moteurs de recherche occupent aujourd’hui une place prépondérante dans le quotidien des apprenants et des enseignants béninois. Aucun corps du secteur de l’éducation n’échappe actuellement aux innovations technologiques. Élèves, étudiants et enseignants passent plusieurs heures sur les réseaux sociaux, Facebook, Whatsapp à utiliser les moteurs de recherche.
Un groupe d’enseignants de français du Complexe scolaire Notre Dame de Laurette à Cotonou fait usage de Facebook et Whatsapp pour échanger sur le contenu du programme d’études et les matériels didactiques. Membre de ce groupe, Claudette Fintounhoué pense que les réseaux sociaux et les moteurs de recherche présentent plusieurs avantages lorsqu’ils sont utilisés judicieusement. « C’est pourquoi, il importe d’éduquer les apprenants à cet effet », a-t-elle préconisé. Selon elle, l’usage des médias sociaux et des moteurs de recherche n’est pas institutionnalisé. « L’utilisation de l’internet n’est pas encore officielle mais les apprenants et les enseignants en profitent de façon informelle », a-t-elle expliqué. Pour elle, les élèves et les étudiants utilisent les moteurs de recherche pour faire les exposés. Selon Franck Adjibao, ingénieur en télécommunication, ces serveurs spécialisés facilitent des recherches rapides sur une foule de sujets même s’il n’est pas facile d’en évaluer l’exactitude et l’objectif. « Les moteurs de recherche sont comme un guide dans la très grande bibliothèque que constituent les informations du web » , a-t-il ajouté. A l’en croire, ils permettent aux élèves de découvrir des notions inconnues, de s’approprier les concepts et de les saisir par eux-mêmes. Toute choses qui font dire à Serge Daffa, enseignant de sciences de la vie et de la terre que les élèves utilisent l’internet dans le cadre des travaux de recherche, des exercices de maison et exposés de groupes sans passer par des bibliothèques classiques. « Ils découvrent même des notions qui ne leur sont pas encore enseignées en classe à travers les moteurs de recherche », a-t-il fait savoir.
Pour Jolias Codjia, censeur au Complexe scolaire Notre Dame de Laurette, les avantages du numérique sont multiples pour les enseignants. Cela leur permet, entre autres, de dynamiser les cours et les méthodes d’apprentissage, rendre les élèves plus autonomes, automatiser certaines tâches qui ne nécessitent pas de valeur ajoutée, simplifier la préparation du travail en amont. Ainsi, les enseignants peuvent facilement trouver des ressources pour conforter leurs connaissances mais également mettre à niveau les cours à dispenser.

Le réseautage social entre les acteurs

Franck Adjibao, jeune ingénieur en télécommunication, pense que Facebook (famille et amis), LinkedIn, Trello (contacts professionnels et orientation) et Twitter (micro-blog entre contacts) sont les plateformes les plus utilisées de nos jours entre enseignants, apprenants, membres d’administrations scolaires, collaborateurs et autres. Pour lui, avec l’avènement de l’Internet, le réseautage social recouvre les applications web qui servent à constituer une communauté en reliant des amis, des collègues, des enseignants, des apprenants et plus généralement des individus employant ensemble une variété d’outils numériques dans le but de faciliter, par exemple, la collaboration ou la gestion des carrières professionnelles. On peut avoir des groupes Facebook ou whatsapp des étudiants d’une même promotion ou des enseignants d’une même matière. Pour lui, certains groupes d’enseignants font leur animation pédagogique via les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook). Ils se servent également des technologies de l’information et de la communication pour faire certains travaux de façon virtuelle.

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