Organisée par le ministère de l'Economie numérique et de la Communication, une formation conduite par la Gsm Association, a regroupé, ce jeudi 23 mai, toutes les parties prenantes du secteur numérique à Cotonou. Une trentaine de participants ont été formés lors de cet atelier dont l'objectif est de lever tous les obstacles à l'accès aux technologies de l'information et de la communication (Tic), surtout leur utilisation par les femmes.

« Les communications mobiles et les femmes: combler le fossé entre les sexes ». C'est le thème de la formation qui a réuni, ce jeudi 23 mai, les acteurs du numérique à Cotonou. Au nom des participants, la directrice adjointe de cabinet de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Opportune Quenum, a remercié le gouvernement à travers la ministre de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou pour avoir initié cette formation. Selon elle, le contenu de la formation témoigne de l’importance du travail à abattre pour réduire la fracture numérique liée au genre au Bénin. « Il y a un travail sérieux à faire en ce qui concerne la problématique de la fracture numérique », a-t-elle indiqué. A l’en croire, les formateurs ont appris aux participants à identifier les obstacles qui favorisent la fracture numérique liée au genre en vue de les combattre. « Nous avons eu des notions qui nous permettront de soulever ces problèmes dans nos différents domaines », a-t-elle confié.
Au nom des formateurs de la Gsm Association, Alain Betu a remercié les deux ministres du gouvernement pour avoir honoré de leur présence ce rendez-vous du donner et du recevoir. C’est le lieu pour lui de saluer la sensibilisation et mobilisation qui ont été faites autour de cette initiative par la ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Il a aussi salué l’exactitude et l’assiduité des participants à cette formation. Pour Alain Betu, il est nécessaire que les décideurs travaillent avec les parties prenantes pour s'attaquer aux dangers liés à l'accès des femmes aux Tic.
La ministre de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a rappelé le bien-fondé de cette initiative qui, selon elle, fait suite aux échanges sur la problématique du genre dans le secteur du numérique et les opportunités qui peuvent s’offrir aux femmes en la matière lors de la célébration de la journée internationale de la femme dans les studios de la télévision BB24 en mars dernier.

Mise sur le marché des services orientés vers les femmes

Selon la ministre, cette causerie-débat a permis d’exposer les difficultés des femmes face à l’accessibilité aux services numériques. Elle reste convaincue que les fournisseurs de services internet doivent avoir une attitude clairement volontaire quant à la fourniture ou la mise sur le marché de services spécifiquement orientés vers la gent féminine quelles que soient la localité et les activités de cette frange de la population. « Cette formation est la suite des échanges avec toutes les parties prenantes en mars dernier », a-t-elle martelé. A l’en croire, il faut poursuivre la sensibilisation autour de la problématique du genre dans le secteur du numérique et précisément dans le secteur mobile.
C’est pourquoi, la Gsm Association a été choisie pour aguerrir toutes les parties prenantes du secteur au Bénin à savoir les fournisseurs d’accès à internet, les opérateurs Gsm, l’agence de service universel, l’Arcep, les start-up, les représentants des ministères, les représentants des associations de consommateurs et autres. Selon elle, la Gsm Association est une association qui œuvre pour l’évolution, le succès du secteur mobile dans le monde entier. « La Gsm Association représente près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde » a-t-elle fait savoir. Elle pense que le Menc ne va pas s’arrêter en si bon chemin et promet beaucoup d’autres formations pour combler ce fossé entre les deux sexes. « C’est la première d’une série de formations qui sera organisée au Bénin » a-t-elle rappelé. Le vœu le plus cher de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou est qu’au sortir de cette formation, le Bénin avance sur le volet de la réduction de la fracture numérique liée au genre. «Nous devons tous contribuer à réduire cette fracture liée au genre. C’est pourquoi, je suis rassurée que les acquis de cette journée vont donner des résultats probants » a-t-elle conclu.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, félicite les femmes pour leur participation massive à cette formation. Pour elle, c’est également le rôle de son département ministériel d’accompagner des initiatives d’envergure. A l’en croire, le numérique est nécessaire pour toutes les communautés. «Les femmes ont beaucoup d’oportunités dans le domaine du numérique, notamment les microcrédits mobiles et bien d’autres innovations». C’est pourquoi, elle invite les participants à impacter après cette formation leurs milieux afin que la réduction de la fracture numérique liée au genre soit une réalité.

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