Ce lundi 20 mai, la communauté internationale célèbre la deuxième édition de la Journée mondiale des abeilles. Occasion pour attirer l’attention sur le rôle crucial que jouent ces insectes, et les pollinisateurs en général, dans le développement durable.

La Journée mondiale des abeilles est à sa deuxième édition ce 20 mai, après la première qui a eu lieu l’année dernière. Décrétée par les Nations Unies pour commémorer la date anniversaire d’Anton Janša, fondateur de l’apiculture slovène au XVIIIe siècle, elle offre l’occasion de sensibiliser sur l’importance des pollinisateurs dans l’agriculture, la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement et d’attirer l'attention des décideurs sur la nécessité de les protéger. « La Journée mondiale des abeilles est l’occasion de reconnaître le rôle de l’apiculture, des abeilles et d’autres pollinisateurs dans l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la lutte contre la faim, tout en fournissant des services écosystémiques essentiels pour l’agriculture », selon José Graziano de Souza, directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).
Cette journée permet de se pencher sur les menaces d’extinction des abeilles. Des pratiques qui ont pour noms : déforestation, feux de brousse, utilisation des pesticides, monoculture, pratiques agricoles intensives, réchauffement climatique.
Au Bénin, la filière apicole connaît un regain d’intérêt ces dernières années. Les acteurs se sont organisés pour mettre en place en 2017 une Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole (Pnafa-Bénin) présidée par le formateur et promoteur apicole Sarki Yantannou. A en croire ce dernier, l’apiculture est en plein essor au Bénin avec des formations à l’endroit des acteurs et la mise en œuvre des projets d’apiculture à technologie intermédiaire au détriment de la chasse au miel par la destruction systématique des abeilles. Toutefois, il s’observe une « désabeillisation » qui nécessite la prise de conscience de tous et surtout la professionnalisation de chaque corps de métier attenant à l’apiculture, souligne-t-il. Aussi, est-il nécessaire pour les agriculteurs d’avoir des ruches pour profiter de la pollinisation des abeilles et ainsi booster leur production, tout en disposant du miel et autres produits pouvant leur permettre d’avoir des revenus. « Il faut faire de chaque agriculteur, un apiculteur », préconise Sarki Yantannou qui plaide pour que l’apiculture soit portée au rang des priorités afin de combler la demande locale en miel et les besoins d’exportation. « 80 % du miel qui circule, c’est du faux miel : c’est du caramel et du n’importe quoi », fustige-t-il. En ce sens, l’élevage des abeilles apparaît également comme une solution à un problème de santé publique, au regard de l’intérêt du public pour le miel qui regorge de vertus nutritives et médicinales.

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