Le gouvernement a annoncé dans le Conseil des ministres de ce mercredi 8 mai, la construction d’un nouveau siège de l’Assemblée nationale en remplacement de l’éléphant blanc érigé sous le régime défunt. Une décision saluée par les citoyens qui demandent toutefois que des poursuites soient engagées pour récupérer tout au moins un peu des milliards engloutis.

La décision du gouvernement de construire un nouveau siège de l’Assemblée nationale sur le domaine de l’ex gendarmerie situé à proximité de l’actuel siège est applaudie par les Béninois. Le cabinet d’architecture Kéré est déjà commis à cet effet et les travaux d’étude et de maitrise d’œuvre ne vont pas tarder à démarrer. Dèh Gninkpo Hospice Tokpanoudé, administrateur des finances à la retraite estime que c’est une décision salutaire et le gouvernement mérite d’être encouragé dans cette volonté pour sa concrétisation. Mais il s’offusque que soit abandonnée la poursuite contre tous ceux qui sont impliqués dans la construction du même siège sur le site situé à l’entrée de la ville de Porto-Novo devenu vraisemblablement un éléphant blanc aujourd’hui. Des milliards ont été engloutis dans ce projet sous le régime défunt et les citoyens n’acceptent pas que cet argent du contribuable béninois se volatilise sans aucune mesure de récupération. « Le gouvernement ne peut laisser le gâchis orchestré sur le site situé à l’entrée de la ville de Porto-Novo », assure Dèh Gninkpo Hospice Tokpanoudé qui souhaite que le dossier d’audit réalisé entre temps soit confié à la justice. Un avis partagé par Justin Houessou Sonon, président de l’association des garagistes du Bénin. Il indique que le bon sens devrait conduire à sanctionner les différents auteurs qui auraient empêché l'achèvement du siège de l'Assemblée nationale situé à l’entrée de la ville de Porto-Novo. Surtout que le gouvernement a décidé faire de la lutte conte la corruption, son cheval de bataille. Dèh Gninkpo Hospice Tokpanoudé est confiant en ce qui concerne sa concrétisation car le gouvernement actuel a déjà prouvé son dynamisme et sa capacité à réaliser de grands projets d’Etat. « Depuis l’arrivée du gouvernement de la rupture, on a constaté que tous les projets entamés aboutissent toujours »,
affirme-t-il. Il propose que l’Etat mette en débet ceux qui ont perçu les sous mais n’ont pu réaliser les travaux sur l’ancien site. A l’en croire, l’Etat peut se servir de ces remboursements pour en faire autre chose voire dans la mesure du possible si le bâtiment situé à l’entrée de la ville de Porto-Novo peut être renforcé pour abriter des services de l’administration publique. « Un nouveau siège sur un nouveau site oui. Mais il faut sanctionner les coupables qui ont empêché la réalisation de l'autre site d'abord », martèle Justin Houessou Sonon.

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