C’est une affaire de tentative de viol sur mineure qui a fait l’objet du onzième dossier au rôle de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou. Reconnu coupable des faits, au terme de l’audience du vendredi 10 mai dernier, le mis en cause, Maxime Tchaganou a pris sept ans de réclusion criminelle.

Huit ans ; c’est l’âge de la fillette que le nommé Maxime Tchaganou, âgé de 30 ans, a tenté de violer. Sept ans, c’est la peine à laquelle il a été condamné. Maxime Tchaganou a été déclaré coupable des faits de tentative de viol. Une tentative qui n’a échoué que du fait de la petitesse des orifices de la fillette. Cette tentative lui aura valu sept ans de réclusion criminelle. Mais il a bien eu de la chance. Car le viol sur mineure est un crime sévèrement réprimé. Or la tentative de viol, si elle n’a échoué que du fait de circonstances extérieures, est consommée. Dans le cas d’espèce, le mis en cause serait allé au bout de ses intentions si la morphologie de sa victime ne l’avait contraint à abandonner. Mais lui, dit s’être ravisé à temps. Que s’est-il passé ?
Les faits remontent au samedi 8 avril 2017 où une écolière âgée de huit ans s’est rendue dans son école pour un cours d’anglais. Après avoir salué le nommé Maxime Tchaganou, gardien de l’établissement, elle s’est dirigée vers sa salle de classe. Ayant constaté qu’il n’y avait aucune présence étrangère dans l’école, Maxime Tchaganou a, peu de temps après, rejoint la fillette puis proposé à celle-ci un amusement. C’est alors qu’il profita de l’occasion pour tenter, avec son sexe, des pénétrations anale et vaginale sur elle. Mais la petitesse des orifices et le refus de la fillette l’ont empêché de satisfaire sa libido. Interpellé, le mis en cause a reconnu les faits. Il est mis en détention le 13 avril 2017. Devant le juge du septième cabinet, l’accusé n’a pas nié les faits.
Lors des débats vendredi dernier, l’accusé Maxime Tchaganou a exprimé tout son regret. Il dit ne pas avoir exercé de violence sur la fillette et s’être ravisé à temps, de son gré. Le ministère public prenant acte de la contrition du mis en cause, a tout de même mis en exergue l’impact physique et psychologique de son acte sur la fillette. Pour le ministère public, il est évident que l’accusé serait allé au bout de son forfait si les orifices de la fillette n’étaient pas si étroits. Mais au regard de l’enquête de moralité qui est favorable à l’accusé et de sa contrition, le ministère public a requis 10 ans de réclusion criminelle. Le conseil de l’accusé, quant à lui, évoque le doute dans le dossier. Il soutient l’abstention volontaire de son client et invite le tribunal à en tenir compte pour l’acquittement du mis en cause qui a déjà passé plus de deux ans en détention.
Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Maxime Tchaganou, coupable des faits de tentative de viol et l’a condamné à sept ans de réclusion criminelle. Il dispose de 15 jours prompts pour relever appel.

Composition du Tribunal

Président : Eric-Marcel Ahéhéhinnou

Assesseurs :
Fortunato Kadjègbin
Ambroise Adjiboyé
Nadjimou Gado
David Anani

Ministère public : Jules Ahoga

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