Comme dans toutes les autres localités du Bénin, l’opération de distribution des cartes d’électeurs a commencé depuis lundi 8 avril dernier à Parakou. Malgré son effectivité, ce n’est pas encore la grande affluence au niveau des centres ouverts dans chacun des trois arrondissements de la ville.

La distribution des cartes d’électeurs a démarré depuis lundi 8 avril dernier, sur toute l’étendue du territoire national. Ceci dans le cadre des législatives prévues pour le 28 avril prochain. Prévue pour s’achever le mercredi 17 avril prochain, l’opération est également effective à Parakou. Si le premier jour, la population a pris d’assaut les sièges des trois arrondissements de la ville où se déroule l’opération, depuis hier, mardi 9 avril, ce n’est plus la grande affluence.
En effet, dans le deuxième arrondissement de Parakou, c’est à compte-gouttes que la population se présente devant les agents distributeurs. Installés sous un manguier et loin donc d’être débordés, ces derniers veillent au respect du processus pour le retrait des cartes. Ils s’emploient à vérifier les noms inscrits dans les registres, puis à y recueillir les signatures des bénéficiaires, sur présentation des cartes d’identité ou des récépissés qui leur ont été remis lors de l’enrôlement.
« Pour la réussite de l’opération, le matériel est disponible », assure Taïrou Adéchinan, agent distributeur au niveau du troisième arrondissement de Parakou. C’est le cas également dans le premier arrondissement.
Sont concernées par la présente opération, selon Anatou Bawa, superviseur communal du Cos-Lépi, trois catégories de potentiels électeurs. Il s’agit de ceux de 2016 qui, bien qu’ayant été enrôlés en son temps, n’avaient pas trouvé et retiré leurs cartes dans le délai. Viennent s’ajouter à eux, les nouveaux majeurs de 18 ans et plus, déjà recensés dans la base de données de la Lépi. Enfin, il y a les personnes ayant demandé de transfert et celles qui, après avoir signalé la perte de leurs cartes aux délégués de leurs quartiers, ont formulé une demande de duplicata.
Que ce soit dans le premier, le deuxième ou le troisième arrondissement de Parakou, les difficultés sont les mêmes. De nombreuses personnes qui espéraient entrer en possession du duplicata de leurs cartes n’ont pas vu leurs noms. Il en est de même pour certaines qui ont sollicité le transfert de leur bureau de vote. Pour les plus chanceux, ils doivent sacrifier à l’obligation d’aller d’abord payer une somme de 1 000 F Cfa au Trésor public contre reçu, avant de retirer leur carte. Alors que certains s’exécutaient sans hésiter, d’autres manifestaient leur réticence pour aller s’acquitter de ces frais.
Rencontré au centre de distribution du deuxième arrondissement, le délégué du quartier Ladjifarani, Boukari Abdoulaye, déplore que l’information n’ait pas été portée à la connaissance des élus locaux un peu plus tôt. « C’est le jour du démarrage de la distribution, lundi 8 avril dernier, que j’ai été informé », confie-t-il. Par rapport à la population dont la sortie s’effectue de façon timide, il a promis avec ses autres collègues délégués, poursuivre la sensibilisation dans les grandes assemblées et autres mosquées.
Aux dernières nouvelles, l’information a circulé que les demandeurs de duplicata dont les cartes ont été retrouvées, n’auront plus à débourser les 1 000 F Cfa. Grande a été la joie des personnes concernées et qui étaient présentes sur les lieux, à l’annonce de cette nouvelle. Seulement, il reste à espérer qu’elle soit bel et bien officielle.

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