Le 10 avril prochain, la famille Fèliho commémorera les 50 ans du décès de Victorin Fèliho, parlementaire à l’Assemblée de l’Afrique occidentale française. Dans ce cadre, le comité d’organisation a animé une conférence de presse, sous l’égide de Dah Djèhoué Fèliho, ce mercredi 3 avril à Cotonou pour lever un coin de voile sur sa personnalité et le programme des festivités.

La famille Fèliho n’entend pas passer sous silence le jubilé d’or du décès de Victorin Fèliho, un homme qui a marqué son temps par ses actions.
Albin Fèliho, commissaire général du comité d’organisation du cinquantenaire, fait savoir que Victorin Fèliho est un être peu commun qui mérite d’être magnifié, célébré et révélé. Selon lui, l’homme a une personnalité à trois dimensions. D’une part, sur le plan religieux, l’homme qui est son grand-père a bénéficié d’une distinction pontificale en raison de ses généreuses actions en faveur de l’Eglise catholique dans le Dahomey d’alors. A titre illustratif, il révèle que le domaine sur lequel trône la paroisse St Michel de Cotonou est un don qu’il a fait à cette église en quête d’espace pour s’établir. Ce que confirme aussi pour sa part Dah Djèhoué Fèliho qui souligne que leur grand-père était reconnu pour sa générosité. Mieux, il n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner l’évangélisation en terre dahoméenne. La deuxième dimension, poursuit Albin Fèliho, c’est l’homme politique. Il a été parlementaire à l’Assemblée de l’Afrique occidentale française à Dakar, indique-t-il. « Il représentait les communautés africaines au sein de l’Assemblée française », précise Albin Fèliho, ajoutant qu’il a été membre du Prd de feu président Sourou Migan Apity et conseiller communal à Abomey. Sur le plan professionnel, il a été un opérateur économique « riche de façon proverbiale » et membre de la Chambre de commerce et d’industrie du Dahomey.
De sa vie, note Dah Djèhouè Fèliho, les enfants de la famille doivent retenir le don de soi, la générosité, l’amour du travail bien fait et la crainte de Dieu. En matière d’effort personnel, Dah Djèhoué Fèliho mentionne un adage connu en milieu fon, œuvre de leur grand-père : « On demande un vélo à Fèliho. Si tu sais le piloter, tu en auras acheté ». Cet adage, poursuit-il, est destiné à motiver au travail, à l’effort et à ne compter que sur soi. Toutefois, martèle-t-il, Victorin Fèliho aimait assister les populations en difficulté.
En raison de toutes ces fonctions qu’il a occupées, souligne Dah Djèhoué  Fèliho, il mérite d’être célébré 50 ans après son décès. A cet effet, diverses manifestations sont prévues en son honneur aussi bien à Cotonou qu’à Abomey. Elles sont d’ordre intellectuel (conférence-débat conduite par des universitaires), culturel et cultuel et ont démarré le 13 janvier dernier pour prendre fin le 10 novembre prochain avec pour temps forts le 10 avril à Cotonou et les 23, 24 et 25 août à Abomey.

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