Cotonou accueille du mercredi 13 au vendredi 15 mars une conférence internationale sur le thème « Des images satellites pour la gestion durable des territoires en Afrique ». Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Observation spatiale des forêts d’Afrique centrale et de l’Ouest (Osfaco).

La conférence internationale qui s’est ouverte hier mercredi est une rencontre scientifique et technique entre experts, chercheurs, enseignants, acteurs d’Ong ou de bureaux d’études et services techniques des institutions publiques ayant des intérêts dans l’utilisation des données satellitaires pour la cartographie, le suivi spatial des terres et du couvert forestier ainsi que le développement durable en Afrique centrale et de l’Ouest. La rencontre permettra aussi aux équipes bénéficiaires du projet d’Observation spatiale des forêts d’Afrique centrale et de l’Ouest (Osfaco) ainsi qu’aux partenaires de présenter les projets mis en œuvre et les principaux résultats obtenus, de créer un cadre de concertation et d’échanger sur les expériences relatives aux approches méthodologiques nécessaires pour tirer le meilleur profit des images satellitaires pour l’amélioration des connaissances sur les dynamiques d’occupations du sol et les changements d’usage des terres.
Les principaux axes d’intervention du projet Osfaco mis en œuvre dans huit pays incluent la mise à disposition gratuite de données satellitaires à savoir des images à haute résolution Spot récentes et historiques, l’amélioration de l’accès aux images Landsat 8 et Sentinel 2, l’appui à la production locale de cartographie d’occupation du sol et de ses changements, des actions de renforcement de capacité et d’accompagnement à l’utilisation des images satellitaires pour la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques de gestion durable des ressources naturelles et des territoires.
Selon Dr Vincent Orékan du Laboratoire de biogéographie et expertise environnementale (Labee), la rencontre de Cotonou consacre un zoom, une visibilité sur le rôle prépondérant que jouent les images satellites dans la gestion des territoires, l’espace géographique occupé par les Hommes sous la gouvernance d’une autorité à différentes échelles ainsi que les réalités politiques, économiques, sociales et culturelles. « Les images satellites révèlent de façon synoptique l’état de tout territoire avec l’empreinte spatiale imprimée par l’Homme, principal agent transformateur de l’espace. Tout l’intérêt des images pourra ainsi s’étaler
depuis la simple vision jusqu’à leurs analyses à diverses fins. Les multiples résultats scientifiques qui en résultent alimentent les paquets d’aides à la décision aux fins d’une gestion durable des territoires », a-t-il affirmé. Le directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasse, Rémi Hèfounmè a indiqué pour sa part, que l’opérationnalisation de la gestion durable des territoires repose sur une connaissance suffisamment précise de l’état et de l’évolution des écosystèmes afin de pouvoir planifier les actions et suivre leurs résultats au fil du temps. Il a affirmé que « dans la recherche d’approches de solution, les données satellitaires d’observation de la Terre s’avèrent comme une des sources majeures de données de qualité, actualisées, reconnues et accessibles, très utiles pour les pays en développement, qui bien souvent, manquent de moyens de suivi de leurs objectifs nationaux et engagements internationaux ». Evoquant les avantages de cet outil, le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du développement durable, Constant Godjo, représentant le ministre José Tonato, souligne que les gouvernements successifs du Bénin ont vite compris que les technologies d’observation de la Terre offrent des opportunités sans précédent pour moderniser les dispositifs nationaux de suivi et améliorer les capacités des pays pour mesurer efficacement tous les indicateurs de développement durable. Il a exprimé la gratitude du chef de l’Etat à l’Afd, l’Ird et l’Ignfi, pour tout ce qu’ils font pour la démocratisation des données satellitaires et l’amélioration des connaissances sur les dynamiques d’occupation du sol et les changements d’usage des terres.

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