Pour de sombres raisons, il y a eu des actes de vandalisme, constitutifs de voies de fait, de troubles à l’ordre public… De quoi s’agit-il ?

Actes de vandalisme, voies de fait, en milieu de semaine dernière, certains individus, notamment à Kilibo et à Tchaourou dans la partie septentrionale du pays, pour de sombres raisons, avaient occupé la voie publique, exhibé des fétiches et tiré à bout portant sur des policiers et militaires avec des munitions pour gros gibiers. En réponse, les éléments de la Police républicaine ont opposé un stoïcisme salutaire, car ils n’ont pas fait usage de leurs armes à feu, mais rien que de gaz lacrymogènes, afin de pouvoir disperser les groupes constitués. Cependant, en pareille circonstance, il faut le souligner, ils auraient pu user de leurs armes. Car, en réponse à un coup de feu, y compris d’arme de chasse, les forces de sécurité sont en légitimité de riposter avec leurs armes. Mais, ce ne fut pas le cas, grâce à la bonne attitude des forces de sécurité qui a permis d’éviter le pire, preuve de leur professionnalisme empreint de ‘’commisération’’ si l’on ose dire. Et ce, au risque de leur vie, car une balle pour gros gibiers peut grièvement blesser un être humain.Fort heureusement, les forces de sécurité ont su faire une bonne lecture ainsi qu’une bonne gestion de la situation. Toutefois, ce professionnalisme de la Police républicaine ne doit pas faire perdre de vue l’essentiel, à savoir la responsabilité des auteurs de ces faits, et ceux qui les orchestrent, instrumentalisant des citoyens lambda qui n’y ont aucun intérêt, à des causes égoïstes.
C’est entendu qu’à l’origine de ces manifestations, du reste non autorisées, des motifs politiciens liés aux prochaines législatives. Quels que soient les raisons et leurs fondements, dans ce cadre, dans un Etat démocratique, les différends ne se règlent-ils pas devant les juridictions compétentes et non par la violence ?
La paix, c’est d’abord un état d’esprit qui doit être en cette période plus que jamais cultivée par chacun et tous, en s’accommodant des lois républicaines. Le directeur général de la Police républicaine Nazaire Hounnonkpè, ce dimanche sur une télévision de la place l’a martelé, faisant savoir, à l’attention de ceux qui l’ignoreraient, une fois encore, que force doit rester à la loi.

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