L’amour a fait une victime, lundi 25 février dernier, à Parakou. Un homme a fait les frais de son obsession à être aux petits soins pour sa copine venue lui rendre visite.

Triste destin donc pour Codjo Kouagou et le coq qu’il a ciblé, lundi 25 février, en vue de faire un copieux repas pour recevoir sa copine. Malheureusement, les moments qui étaient à la joie, ont rapidement tourné au drame.
En effet, préoccupé par l’accueil qu’il doit réserver à sa copine venue de Boko, à Parakou, pour lui rendre visite, lundi 25 février dernier, Codjo Kouagou a tenu à mettre les petits plats dans les grands. Il entreprit alors de lui offrir un repas à base d’un coq. Il décida d’aller chercher l’animal à Woré, une localité de Parakou, dans une ferme où il est employé comme gardien.
Lorsqu’il a voulu prendre la route aux environs de 1 heure, rapporte le conseiller local de Guéma, Adamou Chabi Tomoudagou, ses sœurs ont tenté de l’en dissuader. Etant donné qu’elles ne pouvaient plus faire la cuisine à cette heure tardive, même s’il leur ramenait l’animal, ses sœurs lui ont demandé d’attendre le lever du jour. Il s’y est catégoriquement opposé. S’entêtant, il prit la route. Ce qui n’empêcha pas certains de ses proches de se lancer à ses trousses. Malheureusement, après l’avoir rattrapé, ils n’ont pas réussi à le décourager. Ils étaient donc obligés de le suivre.
Mais à la ferme, à la tombée de la nuit, les animaux de la basse-cour, explique le conseiller local, ont pris l’habitude de s’installer dans les arbres. Après avoir localisé le coq, Codjo Kouagou grimpa pour l’attraper. Maladroit, il laissa échapper l’animal pour finir par tomber dans un puits à proximité. Loin de se décourager et malgré les rappels à l’ordre de ceux qui étaient avec lui, il est descendu dans le puits pour le récupérer. C’est en voulant ressortir que le pire arriva. Il a raté l’une des marches et dans sa chute, il a cogné la tête contre un bois au fond du puits. Le choc lui a été fatal. La quarantaine, il laisse trois enfants et une femme répudiée.
Alertés, les sapeurs-pompiers sont parvenus à sortir son corps sans vie. Ce n’est que le lendemain, mardi 26 février, que les policiers ont pu faire les constats d’usage.

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