La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et la directrice générale du Fonds national de la microfinance (Fnm) étaient les hôtes des femmes de l’Alibori, samedi 23 février dernier à Kandi. C’était dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation des bénéficiaires du micro crédit mobile (Mcm). Après sa phase pilote réussie, le programme s’apprête à aborder sa phase active.

Contrairement à ce que les rumeurs rapportent, le Programme de microcrédits aux plus pauvres (Mcpp) n’a jamais pris fin au Bénin. L’arrêt temporaire qu’il a connu a plutôt permis de le révéler dans sa nouvelle génération ou version sous la forme de Microcrédit mobile (Mcm). C’est pour amener les femmes du département de l’Alibori à l’adopter davantage que la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, et la directrice générale du Fonds national de la microfinance, Denise Atioukpè, sont allées à leur rencontre, samedi 23 février dernier à Kandi. L’occasion leur a permis de les entretenir sur les avantages de l’introduction de la finance digitale dans le mécanisme d’octroi des microcrédits aux plus pauvres. Elles leur ont présenté les caractéristiques du Mcm, son mode d’accès, son régime financier et d’autres services qui lui sont rattachés.
La ministre Bintou Chabi Adam Taro les a rassurées qu’elles peuvent désormais obtenir un crédit à travers leurs téléphones mobiles, sans passer par un intermédiaire. Pour recevoir le Mcm, clarifie-t-elle, le potentiel bénéficiaire se présente à un agent marchand agréé. Après s’être obligatoirement muni de son récépissé d’enregistrement au Ravip, il formule une demande de microcrédit. Le Mcm étant un crédit à caution solidaire, la demande se fait par groupe solidaire de 3 ou 5 membres. Afin que le programme soit pérennisé, Bintou Chabi Adam Taro a, par ailleurs, exhorté les bénéficiaires à bien rembourser les crédits.
Ainsi, après six à huit mois d’opérationnalisation de la phase pilote du Mcm, les objectifs fixés au niveau de l’Alibori ont été atteints, a indiqué le directeur général de la Coopérative pour la promotion de l’épargne et du crédit (Cpec), Saliou Salomon. Comme objectif pour la phase pilote, le département avait droit à 12,5 millions de francs Cfa. Sur ce montant, 8,1 millions ont été déboursés et 159 bénéficiaires impactées. En termes de taux de remboursement, après le point par rapport à la 4e échéance attendue, les communes de Kandi, Gogounou, Banikoara, Sègbana et Malanville sont respectivement à 99,39 %, 100 %, 97,34 %, 86,09 %, 60,65 %. Au cours de cette phase pilote, la commune de Karimama, à cause de son accès difficile, n’a pas bénéficié du Mcm. Comme dossiers déjà validés, le directeur général de la Cpec a estimé leur montant total au niveau de l’Alibori à
82 050 000 F CFA, alors que c’est le montant de 100 millions qui était attendu, pour pouvoir faire un appel de fonds. Près de 1647 bénéficiaires seront donc impactés, a promis Saliou Salomon. « Le programme va connaître maintenant sa phase active. A partir de la fin du mois, le département de l’Alibori va le sentir effectivement », a-t-il insisté, après avoir reconnu que la phase pilote a été concluante dans ce département.
Le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko, a remercié le président Patrice Talon et son gouvernement pour leurs actions qui visent la promotion et l’autonomisation de la femme. A sa suite, le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, a loué l’innovation qui est intervenue. Il a rassuré que les crédits alloués aux femmes du département seront bien utilisés et remboursés.

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