Au terme de 32 jours d’audience, le procès Icc-Services a livré son verdict. Au-delà des peines prononcées, deux résolutions phares doivent être retenues. En premier, le remboursement des victimes ordonné par la cour, puis vient en deuxième le luxe de détails qui ont révélé l’incurie de la gouvernance précédente. En plus du remboursement, des excuses de ces derniers ne seront pas de trop pour les spoliés.

A César ce qui est à César, ce serait injuste d’occulter l’utilité de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), attestée par ce procès historique. Et qui plus est, il y a eu la pédagogie de diffuser le procès par les médias. Une couverture médiatique très instructive qu’il convient de diffuser à nouveau, périodiquement, afin d’édifier davantage les populations, notamment ceux qui n’ont pu le suivre de bout en bout.
Procès historique, de par sa nature que par sa durée, et en raison de ce que, bien avant, il y a eu des tentatives de procès infructueuses. Chose devenue une réalité grâce à la volonté, restée inébranlable du gouvernement du président Patrice Talon de laisser la justice faire toute la lumière sur cette affaire qui a défrayé la chronique, plongeant le pays dans une psychose intenable, et de nombreux Béninois inconsolables dans la désolation.
Des milliers de nos compatriotes ont été en effet délestés de leurs ressources, spoliés…Une vaste escroquerie, organisée avec l’aval conscient et le soutien actif à bien des égards des dirigeants de l’époque. Un triple drame, car à la fois économique, social, et moral…
Procès le plus long, selon les milieux renseignés de la Justice, les assises consacrées à l’affaire Icc-Services, avec le verdict intervenu hier, a permis surtout de rendre justice aux victimes, les fameux spoliés dans ladite affaire qui avaient perdu tout espoir d'entrer en possession de leurs biens, tant il y a eu par le passé des atermoiements, des promesses non tenues y compris de campagne électorale !

Enfin justice !

Mais, sans autant avoir inscrit un tel engagement au nombre de ses promesses électorales, le président Talon, par le biais du procès tenu par la Criet, a rendu justice aux spoliés dont la douleur vient d’être apaisée. Justice, à travers le réconfort moral obtenu, par la diffusion dudit procès qui a révélé comment ce système dolosif fonctionnait et l’usage qui avait été fait de leurs mises, à savoir notamment, a révélé le procès, l’entretien de la propagande politique du régime  Boni Yayi! Et l’on ne peut que comprendre, au fil des compromissions dévoilées grâce à la Criet, au gré des dépositions des différents comparants, sachants et accusés, les raisons pour lesquelles l’ancien régime n’a pas favorisé la manifestation de la vérité dans ce dossier. En dépit des tintamarres médiatiques. Mais enfin, justice est rendue.
Justice, car en définitive et surtout, bientôt, les victimes vont pouvoir recouvrer ne serait-ce qu’une partie de leurs mises. Serviront à cette fin des ressources consignées et le résultat de la vente des biens, notamment des immeubles saisis auprès des promoteurs. Ceci, sous la férule de la Caisse de dépôt et consignation. En prime, les excuses des organisateurs de cette vaste escroquerie et des dirigeants de l’époque qui ont conforté ceux-ci dans le dol, ne seront pas de trop pour les réconforter n

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