L’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) a tenu, samedi 2 février dernier à la Bourse du Travail à Cotonou, un conseil national extraordinaire. En dehors des points relatifs à la vie de l’organisation, les travaux ouverts par Emmanuel Zounnon, secrétaire général de ladite confédération, se sont intéressés aussi à la situation sociopolitique actuelle.

Le secrétaire général de l’Unstb, Emmanuel Zounon, a notamment indiqué que les Béninois sont appelés aux urnes au mois d’avril prochain et que ce scrutin constitue « le premier test politique pour le gouvernement en place ». Après avoir félicité les syndiqués pour leur engagement malgré les tumultes, il rappelle que cette rencontre se tient à un moment crucial et devra permettre, entre autres, de faire une analyse sociopolitique du Bénin à la veille des élections législatives. Elle se penchera aussi sur le dossier disciplinaire de certains militants suspendus pour diverses raisons.
Sur le plan social, il ne voit pas les choses en rose. Selon lui, plusieurs maux minent le Bénin aujourd’hui. Au nombre de ceux-ci, il note que « dans le monde du travail, des lois consacrant la précarité de l’emploi et les facilités de débauchage ont été votées par l’Assemblée nationale sans oublier la restriction du droit de grève ». Sur le plan syndical, Emmanuel Zounon insiste pour rappeler que les organisations syndicales du Bénin, habituées depuis l’indépendance à jouir pleinement du droit de la liberté syndicale et des négociations collectives, sont contraintes à réfléchir et à adopter de nouvelles stratégies d’action. « Des questions de liberté se posent avec acuité », appuie-t-il.
Sur le plan économique, selon lui, « le gouvernement poursuit ses réformes qui n’impactent pas positivement le quotidien des Béninois ».
En outre, il rappelle que, le 19 décembre 2018, le chef de l’Etat a reçu en audience l’ensemble des forces sociales représentées par les sept confédérations et centrales syndicales. A cette occasion, le président de la République a affirmé sa volonté d’inaugurer une nouvelle forme de collaboration avec les représentants des travailleurs, basée sur la concertation régulière et le respect des engagements réciproques. Mais pour lui, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Au vu de cette situation, souligne Emmanuel Zounnon, les points inscrits à l’ordre du jour dudit conseil national extraordinaire sont d’une importance capitale pour la vie de la confédération, surtout à un moment où il se prépare à passer la main à un nouveau secrétaire général. A l’en croire, le devoir l’oblige à veiller à une transmission réussie du pouvoir à la tête de l’Unstb au prochain congrès statutaire de ladite confédération qui a tenu son congrès constitutif en 1974.

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