Le directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou, est descendu ce mercredi 30 janvier, sur le site du complexe cimentier d’Onigbolo dans la commune de Pobé, dans le cadre de la relance du processus de dédommagement des présumés propriétaires terriens du domaine exproprié datant de plus de 29 ans.

Bonne nouvelle pour les présumés propriétaires terriens du domaine abritant le complexe cimentier d’Onigbolo à Pobé. Le site abrite à la fois l’outil industriel, c’est-à-dire l’usine ainsi que la carrière, d’une superficie avoisinant 2000 hectares. Le processus de dédommagement des sinistrés resté sans suite depuis plus de 29 ans est désormais relancé grâce au président de la République, Patrice Talon, qui a pris le dossier en main. La détermination du gouvernement a été matérialisée ce mercredi par la descente sur le terrain du directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou. Celui-ci dit avoir été instruit par le chef de l’Etat pour évacuer dans les règles de l’art ce dossier sur lequel ont capitulé et reculé les gouvernements antérieurs.
Tout a commencé ce mercredi par une séance d’échanges à la mairie de Pobé. La rencontre a mobilisé le préfet du département du Plateau, Valère Sètonougbo, le maire de la commune, Paul Odjo et les représentants des propriétaires terriens. Le directeur général de l’Andf a expliqué de long en large les modalités organisationnelles et pratiques devant conduire dans l’effectivité au désintéressement et au dédommagement des populations affectées par l’érection de cette unité industrielle. Lesquelles tournent à près de 500 personnes, selon un recensement de 2012. Aux dires de Victorien Kougbénou, la question tient à cœur au gouvernement parce qu’il s’agit d’un site de haute sensibilité économique. C’est pourquoi il a décidé de s’attaquer à ce dossier pour le vider une fois pour de bon. C’est ainsi qu’après la séance de travail, la délégation s’est ensuite portée sur le terrain pour faire notamment la reconnaissance du site, la configuration du périmètre et l’identification des limites de balisage. Ce tour de terrain a été fait sur les installations de la Société des ciments du Bénin Lafarge (Scb-Lafarge) qui gère aujourd’hui le vaste périmètre. Le périple a permis au Dg de l’Andf et toute sa suite non seulement de toucher du doigt l’étendue du domaine et surtout sa portée économique, sociale et environnementale mais, aussi de juger de la pertinence de la décision du gouvernement de s’attaquer à la sécurisation du site pour le soustraire à toutes menaces de litige foncier. Le directeur général de l’Andf annonce dans les tout prochains jours le déploiement sur le terrain de ses techniciens pour faire les opérations d’enquêtes commodo et incommodo devant permettre l’actualisation et l’officialisation de la liste des personnes recensées pour passer au payement. Tout cela devra se faire dans un délai de six mois, souligne Victorien Kougblénou. Cette action a été fortement applaudie par le préfet du Plateau, Valère Sètonougbo. Selon lui,  la relance de ce dossier est la preuve que Patrice Talon est un homme de méthode, de justice sociale et de paix. Il rappelle que pour ce dossier, beaucoup de propriétaires terriens ont décidé de s’exiler au Nigeria faute de terre à cultiver et d’autres sont déjà décédés. Le préfet se réjouit donc que le président Patrice Talon puisse faire de cette question de dédommagement une de ses priorités. Le maire de Pobé, Paul Odjo, le chef d’arrondissement d’Issaba, Lassisi Ogoumondji, abritant le site concerné et le porte-parole des sinistrés, Bouraïma Olougbèdé, partagent la même joie que l’autorité préfectorale. Ils souhaitent tous que ce processus relancé puisse aller jusqu’au bout pour que soit conjuguée définitivement au passé la question de dédommagement des sinistrés du complexe cimentier d’Onigbolo.

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