Finagnon Parfait Fassinou à l’état civil. C’est en fait lui qui, au bout de quatre tomes, a été le héros pour faire découvrir Sado, son petit village et une bonne partie du Bénin. Aujourd’hui âgé de 45 ans, père de quatre garçons, il est technicien en génie civil et partage sa vie professionnelle et familiale entre Porto-Novo, Avrankou et Adjarra où il vit.

Il n’avait que 9 ans, était élève en classe de troisième année (Ce1) au moment où ce qui deviendra plus tard «Les aventures de Finagnon » a germé. Mais cela ne l’a pas empêché de poursuivre son cursus scolaire jusqu’en classe de sixième année pour en sortir avec un certificat d’études primaires. Il rejoindra alors le collège
d’Avrankou, seul établissement d’enseignement général du coin pour des études secondaires. Mais en classe de Terminale, la chance ne sourira pas au très intelligent et célèbre Finagnon. Loin de se décourager, c’est vers le Collège de Davié à Porto-Novo qu’il s’est tourné pour un second essai qui lui réussit fort heureusement au cours de l'année scolaire 1993-1994.
Mais le jeune bachelier qui avait de tout temps dissimulé son amour pour les bâtiments, le laisse éclore. L’entreprise de Btp mise sur pied par son géniteur, enseignant à la retraite a laissé germer en lui, un penchant pour le génie civil. Finagnon retourne sur les bancs, cette fois-ci en classe de première F4 dans un établissement privé. La même année, il passe un Baccalauréat F4 qu’il décroche avec brio. Un pas de plus franchi, qui le conduit à envisager son futur en technicien du génie civil. Mais, comme toujours, il vise haut. Sans opportunité immédiate, Finagnon sollicite un stage de perfectionnement au niveau du ministère en charge de l’Urbanisme de l’époque. A peine le jeune stagiaire prend-il ses marques à son nouveau poste qu’il eut vent d’une bourse pour une formation dans une école de génie civil à Lomé. Offre sur laquelle il saute sans hésiter, et une fois encore la chance sera avec lui au bout de l’effort. Trois ans de formation et voilà le technicien fin formé, outillé plus que jamais pour servir partout où besoin sera. Mais une fois de retour au pays, ce sont les portes de la vacation qui s’ouvrent grandes devant lui comme seule alternative. Sans dépit ni répit, il s’y jette, à cœur-joie, confesse-t-il. Mais c’est sans compter que le destin, s’il y croit, lui réservait un meilleur sort sur le terrain de la pratique de ce métier pour lequel son penchant est sans ambages. Au détour d’un communiqué radiodiffusé, il apprend qu’une grande entreprise de la place devrait recruter un technicien pour sa branche génie civil. L’homme d’Avrankou tente encore le coup. Au bout de l’épreuve, il est retenu et entame ainsi un emploi plutôt bien rémunéré. Et c’est là que le petit écolier de Sado d’antan pose ses valises. Il y est toujours, travaille au sein d’une structure qui lui procure bonheur et aisance.
Mais le naturel, même lorsqu’il est durement fouetté, revient à pas de sénateur. Son passé de jeune leader, de responsable de classe, de camarade soucieux du mieux-être collectif le rattrape. Unanimement, ses collègues ont jeté leur dévolu sur lui pour être le délégué du personnel. Une charge qu’il cumule avec ses obligations professionnelles. On devra aussi mentionner pour être complet au sujet de Finagnon qu’il milite activement pour la cause sociale et est engagé dans plusieurs organisations qui travaillent à procurer le bien-être aux populations de Sado et d’Avrankou.

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