La détonation d’un pétard professionnel a fait passer, le vendredi 28 décembre dernier, de vie à trépas un bébé de trois mois dans le village de Hêvié Sogan dans la commune d’Abomey-Calavi, a témoigné avec beaucoup de peine, le père du nourrisson décédé.

Le pétard endeuille une famille dans la période des fêtes de fin d’année à Hêvié. Un bébé de sexe féminin, d’à peine trois mois, s’est évanoui après l’explosion d’un pétard avant de perdre la vie sur le chemin de l’hôpital. Selon le père éploré, ce ne sont pas les enfants de la maison qui ont allumé l’explosif, mais un adulte, précisément, le frère aîné de son propriétaire. Selon lui, l’auteur de la détonation du pétard aurait reconnu avoir allumé un pétard professionnel. Mais la mort dans l’âme, il s’est résigné en renonçant à toute action de poursuite de l’auteur du drame pour des raisons de bon voisinage.
En dehors du bébé de trois mois, d’autres victimes ont été enregistrées. C’est le cas d’une dame vivant à Calavi qui a également connu un malaise dans la nuit du 1er janvier après les détonations intempestives des pétards. Avant de se sentir mieux, les siens ont dû l’amener à l’hôpital. A Cotonou, au quartier Vèdoko, un père de famille, un octogénaire, a été contraint d’abandonner sa chambre à coucher proche du concert des pétards pour se mettre à l’abri au salon avant de pouvoir retrouver un tant soit peu la quiétude.
Toujours à Cotonou, un jeune comptable ayant quitté le service tard, ce 31 décembre, et d’autres usagers de la route ont subi l’assaut des pétards lancés à leur passage sur le traonçon Fidjrossè-Agla quand minuit a sonné. Pris de panique, ils ont failli perdre le contrôle de leurs voitures ou de leurs motos. « Les pétards lancés sur la chaussée nous ont frôlé la tête », témoigne le jeune comptable.
Malgré l’interdiction de la commercialisation et de l’utilisation des explosifs au Bénin, certains citoyens continuent de faire usage des pétards. Selon eux, ces détonations de pétards donnent du piquant aux fêtes, surtout quand il faut faire la transition d’une année à une autre. A les entendre, le passage d’une année à une autre serait fade s’il n’y avait pas de pétards.
Des observateurs dénoncent un laxisme qui encourage l’insécurité pendant les périodes de fête. Ces atermoiements à maintenir la répression encouragent l’utilisation des pétards au mépris de la vie humaine si précieuse. A la manière de la lutte contre la pollution par les forces de l’ordre, ils auraient souhaité que les auteurs d’explosion de pétards soient poursuivis devant la justice.
Il urge de prendre des mesures subséquentes pour offrir plus de quiétude aux populations pendant les périodes de fêtes.

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