L’année 2019 s’installe avec ses espérances, en lieu et place de 2018 qui aura été de diverses fortunes pour chacun de nous. En ce moment où l’on exprime ses ardents souhaits pour soi et ses proches : famille, amis, entourage, il me paraît nécessaire de sacrifier à la tradition en formulant mes sincères voeux de santé, d’amour, de paix et de réussite de nos bonnes intentions. Non pas pour se conformer à l’hypocrisie collective et contagieuse de le faire sans aucune conviction à l’orée de chaque année, mais dans l’espoir que la nouvelle année nous apporte réellement plus de joie et de satisfaction.

«Est-il même opportun d’émettre des souhaits si tant est que tout ce qui adviendra est déjà écrit ?», se demandent certains. Nous croyons, pour bon nombre, que la force est dans le verbe. Alors, émettre les vœux s’avère un exercice passionnant pour éprouver sa foi et voir changer les choses. 2019 ne sera sans doute pas une année paradisiaque. Cependant, chacun de nous peut œuvrer à la rendre merveilleuse à son niveau. Les secousses ne manqueront certainement pas. Que chacun trouve le bonheur tant espéré et le réconfort nécessaire d’affronter les vicissitudes inhérentes à la vie ! Nous devons nous battre pour repousser le plus loin possible nos limites et concrétiser nos rêves. Osons y croire, osons y travailler pour l’amélioration de nos conditions de vie. Car, comme William Ury, auteur d’Etre en accord avec soi-même pour mieux négocier avec les autres, je conçois que « Par l’apprentissage et la pratique, l’examen de nos comportements et l’exploration de nouvelles solutions, nous obtiendrons des satisfactions personnelles ».
Le succès que nous escomptions pour nos bonnes intentions ne sera que la résultante des efforts que nous consentirons pour l’aboutissement de nos projets et non le fait d’un miracle décrété urbi et orbi au nom d’une certaine foi.
L’année qui s’est achevée est passée avec ses joies et ses peines et il serait inutile de ressasser les échecs du passé, mais plutôt d’en prendre de la graine. Au-delà des bons voeux, exprimés, nous devons cultiver le positivisme en évitant que nos langues prédisent le désastre et que nos actes soient en déphasage avec ce dont nous rêvons de meilleur pour nous et nos proches pour 2019. Nous devrons puiser au tréfonds de notre être la force nécessaire de surmonter nos épreuves, de traduire nos ambitions dans les actes, avec des pensées positives et surtout un travail acharné et méthodique. Sinon, nos beaux mots resteront des assemblages de syllabes prononcés par mimétisme, et nos vœux seront chimériques, donc sans suite. Nous récolterons au cours de la nouvelle année et après, ce que nous aurions semé.
A en croire les adeptes du Fâ, l’année 2019 s’annonce sous de bons auspices. Qu’à cela ne tienne ! Si l’oracle prédit la prospérité, cela ne voudra pas dire qu’il faut croiser les bras pour attendre le fameux bonheur annoncé. Nous devons oser briser le plafond de verre afin de combattre nos maux et changer notre avenir. L’optimisme devra être notre première ressource pour voir la magie de la parole se produire. Le bonheur que nous désirons restera vœu prosaïque, si la méchanceté, la calomnie, les coups bas, et l’injustice sous toutes ses formes continuent d’être notre sport favori. Comme le préconise le président Patrice Talon, il convient de « renoncer au vice pour épouser la vertu ». Autrement, nous allons prier cinq, vingt, cent fois par jour, dormir dans les chapelles, les mosquées et autres temples, les échos de nos souhaits, quoique chargés d’énergie positive, ne nous reviendront que comme le sifflement du vent.
Osons nous affranchir de nos chaînes invisibles qui nous maintiennent dans la dépendance et la servilité. Le pouvoir est en nous. Comptons sur nos propres forces et nos vœux seront réalisés avec un coup de pouce de dame chance.
Que l’année soit celle des promesses tenues et de bonheur partagé ! Que les bénédictions soient !
C’est ce que je crois.
C. U. P.

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