Révéler le Bénin! Ce vœu cher au président Patrice Talon a été au cœur des actions de la diplomatie béninoise tout au long des douze derniers mois. Participation à des rencontres de haut niveau, invitation à de grands cercles de prise de décision, visites de chefs d’Etat…, sans oublier la demande presque aboutie de la restitution des trésors culturels. 2018 n’a pas été de tout repos pour la diplomatie béninoise.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et ses collaborateurs peuvent se frotter les mains. 2018 a été pour eux une année de succès. La diplomatie béninoise cumule, au bout des douze derniers mois, des acquis qui repositionnent le Bénin comme un pays avec lequel il faudra à l’avenir compter. Cette prouesse s’est manifestée par différentes actions dont la participation à de rencontres de haut niveau et autres sommets d’envergure pour échanger sur des questions liées à la gouvernance contemporaine. Sur ces fronts, le ministre Aurélien Agbénonci, sous le leadership du président Patrice, Talon, a porté partout et tout haut, l’image du pays. «La diplomatie n’est pas du spectacle», avait-il expliqué il y a quelques mois à l’occasion de la présentation du bilan de l’an II du régime en place. Et de relever, par ailleurs, que «le président Talon n’a aucune aversion pour les voyages et les sommets » pour répondre à certaines allégations faisant état de l’absence du chef de l'Etat à certains rendez-vous.

Des succès incontestés

L’un des succès incontestés de la diplomatie béninoise au cours de l'année 2018 reste la participation du chef de l’État, en d’octobre dernier, au Compact avec l’Afrique du G20 en Allemagne. Sommet au cours duquel le président de la République a valorisé le Bénin, parvenant ainsi à séduire le secteur privé allemand. «Il y a eu des échanges bilatéraux avec des investisseurs qui se sont intéressés au Bénin avec des promesses assez sérieuses», expliquera le ministre Aurélien Agbénonci, au terme de cette expédition. Expédition au cours de laquelle plusieurs investisseurs allemands ont marqué leur accord pour visiter le Bénin et y investir, sans oublier les appréciations de la chancelière allemande qui n’est pas restée indifférente aux changements qui ont cours au Bénin et qui font grand écho.
Autre élément de succès de la diplomatie béninoise, la participation du président de la République, Patrice Talon, à la 73e assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, sans oublier l’agenda parallèle du chef de l’Etat au cours de son séjour aux Etats-Unis. En effet, avant de prendre part aux débats généraux et autres évènements parallèles prévus dans le cadre de la 73e assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, le président Patrice Talon en déplacement à Washington a rencontré de nombreux partenaires clés dans l’action de coopération du Bénin. Des partenaires qui, de l’avis du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, n’en ont pas demandé moins parce que désireux d’en savoir davantage sur ce pays qui fait parler de lui un peu partout en raison de ses réformes audacieuses. Cette sortie, comme celles qui l’ont précédée, de l’avis du ministre Aurélien Agbénonci, a permis de repositionner le Bénin comme pays de rêve et d’ambitions dans l’arène internationale. Pour lui, « le Bénin commence par faire des progrès sur le plan de la gouvernance ».
La participation à la trentième session ordinaire de l’assemblée générale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (Ua) ne peut être occultée à l’heure du bilan diplomatique de l’année 2018. Le président Patrice Talon a saisi cette opportunité pour parler des avancées du Bénin dans le combat contre la corruption pour rester en ligne avec le thème du sommet à savoir « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique », a indiqué le ministre Aurélien Agbénonci.

De tous les grands rendez-vous…

L’Asie a aussi entendu parler du pays gouverné par Patrice Talon. Invité par son homologue du Japon Taro Kono, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, a effectué une visite officielle au pays du Soleil levant du lundi 18 au jeudi 21 juin 2018. Etaient à l'ordre du jour le projet de construction d’un échangeur au carrefour Cfao-Toyota, le renforcement des liens d’amitié entre les deux pays, le renforcement de la démocratie, des droits humains, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. En somme, des questions de développement avec un point d’honneur sur le Programme d’actions du gouvernement, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement et l’accès à l'eau potable, le renforcement stratégique du port de Cotonou, la construction d’infrastructures..., étaient au cœur des échanges. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a également fait preuve d'une offensive diplomatique soutenue en direction des pays du Nord. Il a eu d'intenses échanges avec ses homologues du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande au cours de la conférence des ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et d’Afrique. Il se fera même le porte-parole de ses pairs africains et mettra en exergue dans une allocution fort bien appréciée, le changement de paradigme en cours dans les pays africains, avec la place de choix accordée aux investissements privés comme moteur de la croissance économique. « Cette nouvelle vision, également privilégiée par les pays nordiques à travers des appuis conséquents aux interventions de leurs investisseurs privés et Ong dans les pays en développement, se traduit par les nombreuses réformes et mesures incitatives proposées par les différents pays du continent pour attirer les investissements directs étrangers», lit-on dans un compte-rendu de cette conférence.
Il serait fastidieux d’évoquer ici toutes les rencontres sous-régionales, régionales et internationales auxquelles le Bénin a participé. Une présence active qui a permis de rehausser l’image de sa diplomatie, de se repositionner dans le concert des nations, mais aussi d’exposer les douloureuses mais audacieuses réformes en cours dans le pays. Néanmoins, on devra mentionner que la diplomatie béninoise était bien présente. La conférence intergouvernementale pour adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières à Marrakech, au Maroc, les 10 et 11 décembre derniers, la participation du chef de l’Etat au XVIIe sommet de la Francophonie à Erevan en Arménie, la participation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et de celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique à la réunion des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent… La diplomatie béninoise a également œuvré au rayonnement de la culture du pays, les locaux du ministère ayant servi de lieux d’exposition à des artistes peintres et sculpteurs béninois.

Aurélien Agbénonci, le grand artisan !

On ne peut pas aborder les succès de la diplomatie béninoise au cours de l’année 2018 sans évoquer la réponse favorable de la France et la restitution imminente d’une partie des trésors culturels du Bénin. Ce que beaucoup donnaient pour impossible tend à devenir du concret, grâce à la perspicacité d’une diplomatie qui, sans bruit et surtout sans lassitude, est allée au bout de ses intentions. Le Bénin en plus de donner l’exemple, vient également de baliser le chemin. De nombreux pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal… prenant appui sur la réussite béninoise en la matière ont aussi formulé des demandes dans ce sens.
Un franc succès à l’actif de la diplomatie béninoise qui aura prouvé sur ce coup, tout son savoir-faire. Là-dessus, on peut être d’avis avec ceux qui y ont noté l’audace du ministre Agbénonci qui, à aucun moment, n’a douté de l’aboutissement de la demande de son pays. Lui qui bénéficiant de la confiance du président de la République, est souvent appelé à représenter le pays à divers rendez-vous. Une compétence discrète, mais efficace. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’action du patron de la diplomatie béninoise qui, appelé au gouvernement depuis avril 2016, fait parler de lui, sans bruit mais en bien. L'autre succès de la diplomatie béninoise, c’est le positionnement de nombreux cadres à des postes de responsabilité aux plans sous-régional, régional et international. Au nombre de ceux-ci, Reine Alapini Gansou, promue juge à la Cour pénale internationale. Celle dont la candidature a été portée par le ministre Aurélien Agbénonci et appuyée par le président Patrice Talon en personne fait désormais la fierté du Bénin au sein de cette grande institution à l’instar de tous les autres, qui comme elle, ont été promus. Ces succès passent également par les séjours réguliers dans le pays de diverses personnalités y compris des chefs d’Etat et de gouvernement. Le dernier en date, c’est le séjour à Cotonou de la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid dont le pays est reconnu comme un exemple en matière du numérique.

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