Président du Conseil des ministres statutaires de l’Uemoa, le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni était aux côtés de ses pairs, au siège de la Bceao à Dakar, pour le lancement officiel de la première édition de la « Semaine de l’inclusion Financière dans l’Uemoa ».

Démarré depuis le lundi 26 novembre, et ce, jusqu’au samedi 1er décembre 2018, c’est un grand rendez-vous d’échanges et de réflexions entre acteurs du secteur financier de l’Uemoa, visant à redynamiser et à renforcer la politique de la microfinance dans les pays de la sous-région, pour une économie performante et accélérée.Creuset sous-régional ayant mobilisé les partenaires techniques et financiers, les représentants des organismes internationaux avec à la coiffure, le gouverneur de la Bceao, cette importante rencontre s’est fixé des objectifs d’échanges stratégiques : la problématique de l'accès permanent des populations aux produits et services financiers, avec pour thème : « Inclusion financière : levier du développement économique et social ». « En effet, la plupart des institutions internationales reconnaissent que les efforts pour réduire l’exclusion financière contribuent à réaliser 8 des 17 objectifs de développement durable (Odd). C’est pourquoi les efforts pour l’inclusion financière constituent un enjeu d’accélération de la croissance économique », a fait savoir le président du Conseil des ministres statutaires de l’Uemoa et ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni.

Devant l’assistance attentive, il a fait part des prouesses significatives qui ont été notées ces dernières années en matière d’inclusion financière dans l’Uemoa, notamment grâce à l’utilisation de la téléphonie mobile et le secteur de la micro finance. A l’en croire, selon les dernières statistiques, le taux d’inclusion financière dans la zone de
l’Uemoa est passé à 55% en 2017 contre 14% dix années plus tôt. Cependant, trois nouveaux grands défis sont à relever. Il s’agira essentiellement de l’éducation financière des populations ; de mettre en place une politique régionale de protection des consommateurs et d’adapter sans cesse un dispositif de veille et de surveillance aux évolutions technologiques.
En outre, pour Romuald Wadagni, il est nécessaire, en tant qu’acteur public, de poursuivre le renforcement et l’assainissement des institutions de microfinance. Aussi, urge-t-il que les pouvoirs publics, dans leurs stratégies de développement, mettent l’accent sur les investissements nécessaires pour développer les infrastructures technologiques.
Mettre l’accent sur les initiatives fiscales pour encourager le secteur privé à développer des usages nouveaux et de produits pour les populations : c’est encore l’autre grande mission recommandée par le président du Conseil des ministres statutaires de
l’Uemoa, à l’endroit de ses pairs.
« Au nombre des 8 pays membres de l’Uemoa, seuls deux disposent de la stratégie nationale d’inclusion financière », relève le ministre Romuald Wadagni. C’est pourquoi il fait d’une priorité dans son agenda, la nécessité de faire en sorte que tous les autres pays se dotent de stratégies nationales qui permettent de booster l’inclusion financière des populations.

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