Le Conseil national du dialogue social (Cnds) entend outiller ses membres à exercer au mieux leur mission de consolidation du dialogue social. Dans ce sens, il a initié un atelier de trois jours de renforcement des capacités qui s’est ouvert, hier mercredi 10 octobre, à Cotonou.

Le pluralisme syndical est devenu une réalité indéniable pour animer la vie sociale et sauvegarder les acquis de la classe ouvrière et des employeurs. Mais le défaut de concertation, de consultation et de négociations requises entre partenaires sociaux ont tôt fait d’altérer le tissu social et la qualité des relations professionnelles. Face à ce diagnostic, le gouvernement du président Patrice Talon a pris la résolution de restaurer la confiance et d’asseoir des bases solides du dialogue à travers l’instauration d’un cadre juridique et institutionnel cohérent qui va servir de synergie pour amorcer efficacement l’émergence d’une économie prospère et durable. C’est ce qui sous-tend la création du Conseil national du Dialogue social (Cnds) en juin 2017 et qui, aussitôt, a pris le taureau par les cornes pour instaurer un climat de confiance, gage d’un dialogue social permanent et apaisé. 

Au cours de la cérémonie d’ouverture de cet atelier de renforcement des capacités de ses membres, le président du Conseil, Guillaume Attigbé, a mis l’accent sur l’importance du dialogue social qui est un outil efficace de coopération entre partenaires sociaux qu’il faut nécessairement renforcer pour minimiser les conflits sociaux. Il ajoute que le dialogue social est un facteur d’amélioration des performances économiques qui promeut le progrès social. «Mis à profit par l’Etat, les organisations et institutions, il est un mécanisme efficace de redistribution des richesses et un vecteur puissant de transformation sociale», précise-t-il. Le directeur du bureau régional de l’Organisation international du Travail (Oit) sollicité pour apporter son appui technique et financier à l’atelier, a salué la clairvoyance du gouvernement à mettre en place cet outil de dialogue social très important pour créer les conditions d’une paix sociale durable. « Mettre en place une structure de dialogue social de haut niveau, c’est investir dans la paix qui est une condition de productivité et de compétitivité », précise Dramane Haidara, qui a réitéré l’engagement du Bureau international du Travail (Bit) à accompagner le Cnds sur les chantiers ouverts. Le directeur adjoint de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, représentant le ministre, a rappelé une fois encore, les missions du conseil qui sont entre autres l’anticipation des conflits et des mouvements sociaux, le renforcement des capacités d’intervention des différents organes et structures du dialogue social. « Il s’avère donc indispensable de renforcer les capacités des membres du conseil en vue d’une meilleure efficacité », conclut-il.

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