Plus de trace de vendeurs à la sauvette au niveau des grands carrefours ni dans les feux tricolores dans la ville de Cotonou. La Police républicaine contraint désormais les acteurs à replier loin des artères ou à défaut disposer de lieux appropriés pour mener leurs activités.

La vente à la sauvette dans les feux tricolores et aux abords des axes routiers est de plus en plus maîtrisée dans la ville de Cotonou. Grâce aux forces de sécurité publique, ce type d’activité est en voie d’être éradiqué conformément à la vision du gouvernement de Patrice Talon de donner un visage de ville moderne à la capitale économique Cotonou.
Depuis quelques jours, ces vendeurs présents au niveau des feux tricolores et grands carrefours se font rares, grâce au dispositif sécuritaire mis en branle par les éléments de la Police républicaine. Des patrouilles pédestres aux factions en passant par les répressions, des saisies…, rien n’est de trop dans la stratégie pour faire observer l’interdiction de la vente à la sauvette à Cotonou. Plusieurs actions ont été déjà menées pour offrir toutes les commodités d’une ville moderne à la capitale économique. La vision du gouvernement s’est traduite par plusieurs actes visant à réglementer la vente à la sauvette dans les grands carrefours et aux abords des voies, un acte qui jadis, est loin d’être maîtrisé. A Cotonou, les forces de sécurité ont mis en exécution les instructions du préfet du département du Littoral contenues dans un arrêté en date du 12 février 2018. Dans cet arrêté, la vente à la sauvette, avec à la clé la bousculade dont les usagers de la route font l’objet de la part des vendeurs et vendeuses qui s’empressent de leur proposer leurs articles a été formellement interdite. L’arrêté signé de Modeste Toboula a instruit les forces de sécurité aux fins de réprimer tout contrevenant. Les autorités communales, le directeur de la Police républicaine et le commissaire central de la ville de Cotonou sont chargés chacun de l’application stricte et sans faille dudit arrêté.
Selon l’arrêté, la vente à la sauvette aux grands carrefours constitue un encombrement des trottoirs, voire de la chaussée d’une part et l’occupation des grands carrefours par les vendeurs à la sauvette est source d’insécurité pour les usagers de la route d’autre part.
La vision du chef de l’Etat est claire, confie un responsable d’unité de police qui requiert l’anonymat. C’est pour cette raison que ses éléments travaillent sans désemparer au niveau de chaque carrefour pour chasser loin ces vendeurs qui, non seulement mettent leur vie en danger, mais celle des usagers de la route.
« Le commandement a décidé d’occuper systématiquement tous les grands carrefours ainsi que les abords des axes », confie l’agent. La police initie également de temps en temps des patrouilles pédestre pour chasser les récalcitrants. Au carrefour Vêdoko qui grouillait de monde aux heures de pointe, et toute la journée, il n’y plus trace de vendeurs à la sauvette qui, entre temps, se faufilent entre les véhicules et motos en quête d’éventuels clients. De loin, un véhicule pick-up de la Police en faction avec des éléments font la veille, de façon permanente. A en croire le responsable d’unité, le dispositif restera sur place autant que nécessaire jusqu’à ce que l’interdiction de la vente à la sauvette entre dans les esprits.
Sans complaisance, la police est déterminée à aller jusqu’au bout.
Tout vendeur récalcitrant est dessaisi de sa marchandise. Celle-ci est convoyée automatiquement à la préfecture où elle est destinée à des œuvres de charité?

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