Les statisticiens béninois suivent, depuis hier 9 octobre à Cotonou, une formation technique sur les statistiques de la protection sociale. Cette formation qui dure trois jours, leur permettra d’être mieux aguerris en matière de collecte et de traitement de données sociales.

Nul n’ignore le rôle crucial de la statistique dans la conception et la mise en œuvre des actions de développement. Les statistiques sociales sont souvent au cœur des grands enjeux mondiaux de développement. C’est fort de cela que le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) et le Bureau international du Travail (Bit) ont initié à l’endroit des statisticiens béninois cette formation de trois jours pour qu’ils répondent désormais aux exigences sociales. Lors de l’ouverture de cette formation, Céline Peyron Bista, représentante du Bureau international du Travail, précise qu’il est important d’insister sur la statistique sociale qui permet d’avoir des données fiables et probantes pour la prise de décisions judicieuses en vue d’être au rendez-vous de l’agenda 2030. « La formation sera très technique avec des travaux pratiques qui permettront aux participants de mieux assimiler», confie-t-elle. 

François Kampundu, représentant résident adjoint de l’Unicef au Bénin, présente un tableau quelque peu sombre de la sécurité sociale béninoise pour soutenir la nécessité d’outiller les statisticiens pour l’obtention de données sociales fiables. Il affirme qu’au Bénin, seulement 10% de la population bénéficient de système de sécurité sociale et près de 9% seulement sont couvertes par l’assurance maladie.
Toutefois, il salue les efforts du gouvernement qui a su renforcer la protection sociale des enfants à travers les cantines scolaires. Pour lui, la protection sociale est l’une des réponses les plus prometteuses pour réduire la vulnérabilité et les inégalités. Ruffino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement, estime que la volonté d’outiller les statisticiens béninois se situe en droite ligne des objectifs inscrits dans l’acte 3 du programme d’actions du gouvernement qui indique clairement que le gouvernement vise l’amélioration substantielle des conditions de vie des populations. « En témoigne le projet Arch qui est l’arme du gouvernement contre la pauvreté », indique-t-il. Il rassure que dans sa mise en œuvre, le gouvernement fait l’effort d’aller plus vite pour sortir les populations de cette extrême pauvreté. Cette arme ne peut être efficace si des données fiables ne sont pas disponibles, relève-t-il?

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