Les océans sont soumis à une grande pollution dont les effets sur les ressources halieutiques ne sont pas négligeables. Il est temps, selon des experts, que les hommes changent leurs habitudes vis-à-vis de l’océan et de l’environnement, pour que le changement climatique ne s’aggrave pas.

« Les océans globalement se portent mal et les prévisions pour les années à venir ne sont pas positives ». C’est l’alerte donnée par Marina Lévy, directrice adjointe du département Océans, Climat et Ressources de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), lors d’un colloque international dénommé Taccovar tenu à l’amphi de l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) à Cotonou.
Cette situation, selon ses propos, n’épargne personne et aura des répercussions sur les pays du Golfe de Guinée soumis déjà aux aléas du changement climatique. Ce dernier se manifeste par la montée des eaux et l’érosion côtière. Lors de son passage à Cotonou, Marina Lévy a pu voir en particulier le complexe lagunaire formé par le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo et le chenal de Cotonou, tous soumis à des problèmes de pollution, d’eutrophisation, d’envasement, de perte de biodiversité et qui font aujourd’hui des objets d’études prioritaires. Elle indique avoir vu aussi la région littorale, entre Cotonou et Grand-Popo, soumise à une forte érosion côtière qui fragilise considérablement le cordon sableux bloqué entre l’océan et la lagune côtière, et qui est un site d’étude important.
Le Bénin n’est pas mieux loti dans cette perspective. Et déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer les comportements des hommes vis-à-vis des ressources naturelles à préserver normalement. La conséquence de la pollution des eaux lagunaires est la contamination des ressources halieutiques. Car la pollution des eaux et leur contamination par les déchets; la pollution urbaine, le rejet des déchets en mer ou sur les zones lagunaires, estuarienne… créent des dommages à l’environnement, compliquant ainsi l’existence aux poissons. Ces derniers, selon les experts de l’Institut de recherche et du développement, ne peuvent que migrer vers le Nord à cause des effets néfastes sur la biodiversité. Il va se poser le problème d’extinction de quelques espèces dans les pays du Golfe de Guinée.
Les différentes alertes et les sensibilisations sur l’impact des actions de l’homme sur son environnement ne parviennent pas encore à amener à un changement de comportement. « Il faut agir vite, en diminuant les émissions des gaz à effet de serre comme cela a été décidé lors de la Cop 21 », a suggéré Marina Lévy.
Pour inverser la tendance, les hommes ont un grand rôle à jouer pour protéger l’écosystème. La limitation du rejet de déchets dans les plans d’eau constitue le défi à relever. Cet effort est l’une des solutions importantes préconisées et les autorités doivent s’impliquer dans cette lutte implacable. Aussi, est-il nécessaire que les populations évitent de transformer les zones humides en des dépotoirs d’ordures. En effet, les ordures déposées dans les zones humides se retrouvent dans la mer. Il y a le problème de la pollution et du réchauffement climatique. Dans l’écosystème, l’océan joue un rôle important à savoir : absorber les radiations du soleil et les emmagasiner sous forme de chaleur, constituant ainsi un immense réservoir thermique, plus de mille fois plus important que celui de l’atmosphère dangereusement polluée. L’océan joue donc un grand rôle pour l’homme. De ce fait, il a une place majeure dans la régulation du climat mondial.

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