Le gouvernement du Bénin encourage l’exportation du maïs dont la production dépasse les besoins de la population. À travers un communiqué conjoint, les ministres de l’Agriculture et du Commerce invitent les forces de sécurité, les agents des douanes et tout autre corps de contrôle à faciliter la sortie du maïs au niveau des frontières.

« Les producteurs ont assez de maïs sur les bras, après avoir été encouragés par le gouvernement, lors de la campagne agricole 2017-2018 ». C’est en ces termes que le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serge Ahissou, a informé de la production abondante de viviers, notamment le maïs. La quantité disponible devrait, à en croire Serge Ahissou, dépasser les besoins nationaux. « Le maïs est disponible et en surabondance même », poursuit-il. 

Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, confirme par un constat d’excédent de stock sur le marché intérieur. Cette situation anormale de non écoulement de produits vivriers agricoles, affirme-t-il, est la conséquence de l’accroissement de la production de céréales au Bénin, due à la disponibilité des intrants de production. La production nationale est passée de 1,2 million tonnes de maïs à 1,6 million tonnes.
En conséquence, le sac de maïs sur les marchés primaires de collecte varie entre 10 000 francs Cfa et 11 000, alors que d’habitude, en ces périodes, le prix avoisine déjà 20 000 francs, a laissé entendre Gaston Dossouhoui. Il informe que cette situation de prix est due à une disponibilité qui ne coule pas dans la sous-région.
Selon le ministre du Commerce, la population béninoise ne peut pas consommer toutes les quantités qui existent actuellement. C’est pour cette raison que les deux ministres encouragent la sortie de ces produits vivriers notamment le maïs au-delà des frontières béninoises. Car « la quantité qui existe dépasse même les normes et nous devons encourager la sortie de ce maïs par toutes les frontières », a déclaré le ministre du Commerce. Les ministres lancent un appel aux forces de sécurité et à la douane pour ne pas faire obstacle à la libre circulation des produits vivriers vers les pays voisins.
La décision d’encourager l’exportation vise non seulement à écouler les excédents de production, mais à inciter les producteurs à accroître davantage la production du maïs. Dès ce moment, affirme le ministre du Commerce, il ne devrait pas y avoir d’obstacle à l’exportation des vivriers, notamment le maïs vers les pays voisins.

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