La répression contre les promoteurs des cliniques et cabinets illégaux du secteur de la santé opérant dans le Mono est effectivement déclenchée depuis la soirée de ce lundi 1er octobre, à la préfecture de Lokossa.

La traque des promoteurs des cliniques et cabinets illégaux ainsi que la fermeture de ceux-ci sont entrées dans une phase active depuis hier dans le Mono. C’est à travers une séance de travail qui a réuni, à la salle de conférence de la préfecture de Lokossa, les acteurs impliqués dans l’opérationnalisation de cette activité. Etaient également représentés, des élus des six conseils communaux du Mono. Marquant l’opérationnalisation de la décision gouvernementale de fermeture, à en croire le préfet du département Komlan Zinsou, la séance a permis à celui-ci non seulement d’inviter tous les acteurs à contribuer au succès de l’opération mais aussi de décliner ses différentes phases. Lesquelles vont de l’identification des cabinets et cliniques visés à la saisie des outils et matériels qui y sont utilisés en vue de procéder à leur destruction en passant par le contrôle des autorisations d’exercice et la fermeture systématique le cas échéant. « Nous serons appuyés dans cette démarche par les éléments de la Police républicaine », a tenu à prévenir le préfet. A sa suite, le directeur départemental de la Santé, Dr Etienne Hounkonnou, précise qu’il sera question d’un contrôle minutieux qui ne se contentera pas des documents exhibés. « Leur authenticité sera également vérifiée ainsi que la qualification des agents employés », confirme Dr Hounkonnou, rappelant qu’en plus des autorisations d'exercice et d'ouverture de cabinet ou clinique, le diplôme compte aussi au titre des conditions à remplir au terme de la loi N° 97-020 du 17 juin 1997 fixant les conditions de l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales en République du Bénin. Aucune complaisance ne sera également de mise du côté de l’appareil judiciaire qui accompagne cet assainissement du secteur de la médecine moderne. « En tout état de cause, la lutte sera menée sans merci où ne sortira vainqueur que la République», gage d’un ton ferme Florent Gnassomon, le président du parquet du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. Avec autant de fermeté, le directeur département adjoint de la Police républicaine, Constant Badet, avertit, lui aussi, de l’engagement des unités sous sa tutelle. « Ceux qui tenteront de contourner les dispositions trouveront sur leur chemin les forces de l'ordre pour les combattre », prévient le commissaire principal de Police, Constant Badet. Saluant au nom de ses pairs la nouvelle dynamique insufflée à cette action de salubrité depuis le sommet de l’Etat, le maire de la ville de Lokossa, Pierre Awadji, promet la participation des élus à l’opération dans toutes les communes du Mono.

Environ 150 cliniques et cabinets sont soupçonnés dans le cadre de cette opération. Ils pullulent notamment dans les communes de Lokossa, Bopa et Houéyogbé.

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