Le siège de la préfecture de Lokossa a servi de cadre, dans la soirée du lundi 24 septembre dernier au lancement, pour le compte du département du Mono, du projet d'organisation de la distribution des produits pétroliers avec l’introduction des mini-stations.

Le gouvernement veut réformer la distribution des produits pétroliers communément dits de contrebande en y introduisant des équipements modernes et sécurisés tels que des mini-stations et camions citernes de transport. C’est du moins le message porté, dans la soirée du lundi dernier à Lokossa, à la connaissance des acteurs de ce réseau qui opèrent dans les six communes du Mono. Le département n’étant pas en marge de la réforme, la rencontre a permis au préfet Komlan Zinsou qui l’a présidée d’expliquer la vision du gouvernement en vue d’apaiser les acteurs du secteur. « Les mini-stations de proximité seront des dispositifs de relais des stations-service formellement agréées. Au total 20 000 mini-stations seront déployées en vue de faire passer le ratio stations formelles par habitant d'un point de vente formel pour plus de 35 000 personnes à un point de vente pour environ 550 personnes », fait savoir le préfet. Aux distributeurs qui ont répondu massivement à son appel, Komlan Zinsou n’a pas manqué de souligner que la réforme n’entraîne pas la suppression de l’exercice de distribution. Au contraire, elle permettra de créer, à l’en croire, des conditions dignes de nom autour desdites activités dans les villes et campagnes du Mono. 

En invitant tous les acteurs qui opèrent sur le territoire de sa juridiction à adhérer à la réforme, le préfet lève un coin de voile sur les articulations du plan d’action du gouvernement par rapport à la réforme. Décliné en six étapes, le plan commence par l’organisation de séances d’information et de sensibilisation, prévoit ensuite l’enrôlement par arrondissement des acteurs à tous les niveaux, puis la reconnaissance administrative ainsi que l’octroi de droit d'occupation du domaine public, et prend fin sur la mise à disposition effective des équipements aux bénéficiaires.
La réforme du mode informel de distribution est devenue une préoccupation nationale, compte tenu de son ampleur et des risques liés à l’exercice de ses différentes activités. Sont souvent liés à cette activité des problèmes sanitaire et sécuritaire tels que des maladies respiratoires et cutanées, des risques d'incendie souvent mortels suivis de dégâts matériels et la déscolarisation des enfants.

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