La salle de rédaction de Radio Mono, La Voix de Lokossa, a servi de cadre, mardi 11 septembre dernier, à une séance de sensibilisation portant sur la protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias.

Des professionnels de l’audiovisuel et de la presse écrite ont échangé avec une délégation de la Haac sur les dispositions de la décision n°13-004/Haac portant protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias. A travers cette décision, constituée de onze articles, prise le 31 janvier 2013 sous la mandature précédente, ont été revisités les devoirs prescrits aux acteurs des médias dans le traitement et la diffusion/publication des textes, sons et images de la cible visée. Mettant un accent particulier sur les programmes et émissions à caractère violent ou érotique, les communicateurs ont exhorté les professionnels des médias au respect des articles 3 et 9 de la décision. Lesdits articles exposent les différents pictogrammes devant « apparaître nécessairement à l’écran pendant toute la durée des bandes annonces et des émissions ». Classés en quatre catégories, les pictogrammes sont appelés à laisser leur place à la mention « Attention aux âmes sensibles » lorsqu’il s’agit du factuel. L’article 9 en précise le contexte : « Lorsque l’information ou l’émission comporte des scènes à caractère violent et/ou est susceptible de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des citoyens en général et de l’enfance et de l’adolescence en particulier, il est fait obligation au journaliste d’indiquer avant sa diffusion « Attention aux âmes sensibles ». Aussi est-il stipulé clairement à l’article 4 que « la mention Déconseillé aux moins de… doit apparaître de manière permanente et visible au bas de l’écran depuis la diffusion du générique jusqu’à la fin du programme ». En cas de non-respect de ces dispositions, prévient-on à l’article 10, la Haac prend les sanctions prévues par les textes en vigueur.
Sous les vocables de l’enfance et de l’adolescence, sont rangées les personnes de 0 à 18 ans, selon l’article 1er de la décision n°13-004/Haac qui, aux dires de la délégation, doit être un bréviaire pour chacune des rédactions. La Haac se doit, par ailleurs, de veiller à la création au sein des médias d’un Comité de visionnage des films et productions audiovisuelles. Toutes choses devant permettre un filtrage responsable pour ne pas tomber sous le coup de la décision. Puisque, retient la délégation, les journalistes sont tenus de respecter et de protéger le droit des enfants et des adolescents et ce, en matière de publication et de diffusion notamment d’images, d’identités et de photographies. Ces rappels ont été faits pour outiller un peu plus les participants à cette rencontre avec le chef de l’antenne Mono-Couffo de la Haac et Claudine Djidonou, directrice chargée de la Communication de la Coopération pour l’institution qui a conduit la délégation?

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