Après plusieurs mois de grève paralysant l’école béninoise, les enseignants ont fini par reprendre le chemin des classes ce jeudi 26 avril respectant ainsi le mot d’ordre de suspension du mouvement de grève pris par le Front des organisations syndicales de l’éducation.

 A Bohicon et Abomey, pas de doute. Toutes les classes sont désormais ouvertes. En sillonnant ce jeudi certains établissements scolaires, notre équipe de reportage a pu constater l’effectivité de la reprise des cours dans les établissements scolaires qui ont rouvert leurs portes après la suspension du mot d’ordre de grève par le Front regroupant les syndicats des enseignants.  

 Cette reprise effective des cours met aussi fin au congé de Pâques qui se confondait aisément au boycott des cours par les enseignants. Tôt ce jeudi, élèves et écoliers étaient présents dans les établissements attendant l’effectivité de la reprise des activités pédagogiques. Dans ces villes, les établissements publics du primaire comme du secondaire ont effectivement rouverts leurs classes. Dans les collèges comme les Ceg 1, 2 et 4  de Bohicon puis au Ceg 1 d’Abomey et au Ceg Goho, les cours ont démarré effectivement avec les enseignants permanents. Jusque-là, ce sont les vacataires qui honoraient les cours dans les établissements. Ce qui fait que les classes n’étaient pas régulières. Les matières et heures des permanents sont creuses et perturbaient le bon fonctionnement des établissements.

Calixte Ayitchémè Azagoun, élève en classe de Terminale se dit heureux de la reprise effective des cours par les  enseignants permanents après plusieurs mois d’abandon. Cependant, il a des inquiétudes pour la suite bien que les cours aient repris. « On a même pas fait le second devoir-surveillé du semestre et nous sommes à quelques jours des examens. Avec les camarades on se demande comment seront les épreuves de l’examen ».

 Codjo Hinlin, enseignant et syndicaliste estime que « tous les enseignants ont repris les cours ce jeudi, ici dans le département du Zou conformément à la décision de suspension prise par le Front ». Néanmoins, prévient Codjo Hinlin, « les enseignants attendent toujours la rétrocession des salaires défalqués injustement pour fait de grève. Et cette rétrocession est une conditionnalité pour une meilleure application du calendrier réaménagé ».

 

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