Le Front d’action des syndicats de l’éducation est divisé, depuis lundi 23 avril dernier sur la reprise ou non des classes dès ce jeudi. Certains secrétaires généraux du creuset s’opposent à la suspension de la motion de grève du Front en cours dans le secteur de l’éducation prononcée par les porte-paroles Eric Péthos et Jean Adadja. Ces deux ont été suspendus du front, par une déclaration faite à l’issue d’une conférence spéciale des Sg à la Bourse du Travail, ce mercredi 25 avril.

Eric Péthos et Jean Adadja ne sont plus les porte-parole du Front d’action des syndicats de l’éducation après cinq mois environ de gestion. Ils sont suspendus par les dissidents au cours d’une conférence spéciale des secrétaires généraux tenue, ce mercredi 25 avril 2018 à la Bourse du Travail. Cette décision fait suite à la suspension de la motion de grève du Front prononcée par ces deux porte-parole au cours de l’assemblée générale du lundi 23 avril dernier.
Le Front, sous Eric Péthos et Jean Adadja, a décidé de la reprise des classes, mais les autres secrétaires généraux ne s’inscrivent pas dans cette logique. Il leur est reproché d’avoir trahi leurs pairs, en prenant une décision hâtive de suspension de la motion de grève du Front sans tenir compte des aspirations de la base. « La surprise réside dans le fait que ladite suspension est contraire aux recommandations issues des assemblées générales organisées sur toute l’étendue du territoire national », précise la déclaration n°1 signée des nouveaux porte-paroles Patrice L. Sènou et Tamègnon Cyrille Lissanou.
L’autre argument avancé par les dissidents pour destituer les porte-parole sont la violation multiple de la charte du Front, l’absence de quorum…
Le Front décide en effet de poursuivre la lutte sous la bannière de la motion des confédérations encore en lutte jusqu’à la prise d’une motion propre au Front le jeudi 3 mai prochain.
Toutefois, les dissidents se disent favorables à une sortie de crise à travers la réouverture des négociations gouvernement-centrales et confédérations et le Front qui doit aboutir à des engagements clairs de la part du gouvernement. Entre autres revendications, ils exigent la rétrocession des défalcations opérées, la prise des autres arrêtés portant statuts particuliers des enseignants, l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, la résolution des problèmes administratifs et financiers auxquels sont confrontées les différentes catégories d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, l’amélioration des conditions de vie et de travail des vacataires à travers la prise d’un nouvel arrêté qui régit leur recrutement et leur emploi et qui consacre l’augmentation du taux horaire de vacation. Visiblement, la reprise des classes ce jour a du plomb dans l’aile.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1212 fois