Les pharmacies respectent la décision du gouvernement relative au retrait des produits pharmaceutiques provenant du laboratoire New Cesamex du marché. C’est du moins le constat fait par une équipe de la direction de la Pharmacie, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed) qui a effectué, ce mercredi 11 avril, une descente de contrôle dans six officines de Cotonou et environs.

La vérification de l'exécution de la décision du Conseil des ministres relative au retrait des produits du laboratoire New Césamex du marché pharmaceutique béninois est dans sa phase active. Après une inspection chez les grossistes, mardi dernier c’était hier au tour des officines de pharmacie de recevoir la visite de l’équipe de la direction de la Pharmacie, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed). Conduite par le pharmacien inspecteur Benoît Hounkpèvi, l’équipe de contrôle a scruté six pharmacies dans les villes d’Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji, à la traque de médicaments tels que Tarex, Para-C, Cemoxil, Cethril, Francimex…, des produits du laboratoire New Cesamex. De la pharmacie Togoudo à la pharmacie Saint Pierre de Sèmè-Podji en passant par les pharmacies Camp Guézo, Adéchina, La Béninoise et l’Abattoir, le contrôle s’est déroulé sans heurts et sans résistance. « Dans les six pharmacies parcourues, nous n’avons relevé aucune irrégularité, les responsables se sont montrés disponibles et coopératifs », a reconnu le chef d’équipe, Benoît Hounkpèvi. 

Le bien-fondé de l’opération de retrait des médicaments du laboratoire New Césamex semble être partagé de tous les responsables des pharmacies sondées. « Les produits identifiés avaient été retirés de nos rayons depuis le mois de février pour mesures conservatoires. Dès que le Conseil des ministres a ordonné leur retrait du marché, nous les avons immédiatement retournés au grossiste conformément aux instructions. Le gouvernement fait son travail et nous nous y conformons », a expliqué la directrice générale adjointe de la pharmacie Camp Guézo, Axelle Ligan.
Rappelons que l’échéance accordée aux pharmacies pour s’exécuter est ce vendredi 13 avril. Passé ce délai, les officines qui poursuivraient la commercialisation des produits délictueux seront frappées par la rigueur de la loi ; une amende de 500 000 à 1 million F Cfa et une peine d’emprisonnement allant de six mois à un an.

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