De 120 heures qu’elle était les semaines précédentes, la grève des magistrats passe à 72 heures, à compter de ce jour, mardi 10 avril. Mais avant, et déférant à l’invitation du bureau exécutif de l’Unamab, ceux de Parakou étaient, tout comme leurs homologues des autres cours et tribunaux de justice, présents à leur poste de travail, ce lundi 9 avril.

Si ce n’est pas ce lundi 9 avril, il y a plusieurs jours que la Cour d’appel et le Tribunal de première instance et de première classe de Parakou n’ont plus ouvert les portes de tous leurs bureaux. A l’invitation de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), les magistrats étaient présents à leurs postes de travail, ce lundi 9 avril. Quand bien même, c’est pour repartir cette fois-ci en grève de 72 heures, à partir de ce jour, la descente effectuée sur les lieux indique que la reprise a été effective.

En effet, dans un communiqué rendu public le week-end dernier, le bureau exécutif de l’Unamab a appelé tous les magistrats à rejoindre leurs postes de travail hier. En attendant une assemblée générale qui va décider de l’issue de la grève, elle exige la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires de février et mars de ses membres.
A travers leur présence au service hier, Augustin Lakparé voit la volonté de l’Unamab dont il est le point focal à Parakou, de ne pas trop faire souffrir les justiciables, surtout les détenus des maisons d’arrêt. Selon lui, ce sera l’occasion pour vider quelques dossiers et limiter les reports à n’en point finir des audiences. En décidant de revoir à la baisse la durée de leurs jours de grève, a-t-il poursuivi, les magistrats prouvent au gouvernement qu’ils sont favorables à la sortie de crise.
De concession en concession, le dénouement de la crise dans le secteur de la justice n’est certainement plus loin. Pourvu que les parties en conflit acceptent de se surpasser.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 771 fois