En tournée dans les départements de l’Atacora et de la Donga, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance s’est rendue, les 9 et 10 mars derniers, dans les différents centres de promotion sociale et autres centres d’accueil d’orphelins et de handicapés. Face aux divers problèmes auxquels ces structures sont confrontées et à la situation sociale, Bintou Chabi Adam Taro a réitéré l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des différentes couches sociales vulnérables du pays à travers des programmes innovants à fort impact.

Citées parmi les contrées les plus pauvres du pays, les communes de l’Atacora et de la Donga connaissent des situations qui appellent à un regard plus bienveillant des autorités en charge des Affaires sociales. Des impairs qui ont noms : mariage forcé ou précoce, enlèvement, traite des enfants, mutilations génitales féminines, infanticide, violences faites aux femmes et aux filles ainsi que la déscolarisation. Et qui nécessitent des actions de lutte à la mesure des désagréments qu’ils occasionnent dans les communautés et des traumatismes subis par les victimes. S’il est admis que des structures sous tutelle du ministère en charge des Affaires sociales telles que les centres de promotion sociale, les services sociaux spécialisés et les centres de formation professionnelle des personnes handicapées par leurs actions apportent des solutions aux divers maux sociaux, il n’en demeure pas moins qu’elles butent contre des difficultés.
Ainsi, dans sa tournée de prise de contact avec les diverses structures de son département ministériel, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance s’en est fortement imprégnée. Aussi bien à Natitingou, Tanguiéta, Toucountouna, Copargo, Ouaké et Bassila, la ministre Bintou Chabi Adam Taro a été informée de l’insuffisance du budget des directions départementales, des centres de promotion sociale et des services sociaux spécialisés, des coupures de lignes de téléphone et de fax depuis des années pour factures impayées par le ministère de tutelle, de l’insuffisance du personnel au niveau des centres de promotion sociale, l’inexistence de véhicule de supervision au niveau de la direction des Affaires sociales, la vétusté des motos et des locaux desdits centres, l’absence de gardiens pour leur sécurité et l’inexistence d’énergie électrique dans certains centres de promotion sociale. Des problèmes qu’elle s’est engagée à résoudre avec le temps fort de la volonté affichée par le chef de l’Etat à promouvoir la solidarité au sein des familles et des communautés. Résoudre progressivement les problèmes sociaux en se basant sur les ressources de l’Etat, les potentialités du milieu et les appuis des partenaires, ainsi voit-elle les choses. Par ailleurs, le déploiement de nouveaux agents issus des derniers concours de recrutement constitue, à son avis, un début de solution au manque de personnel tant déploré partout.
De la construction des centres d’accueil pour la protection de l’enfant à l’érection d’infrastructures pour améliorer les conditions de travail des agents de l’Etat en passant par la mise en œuvre du Projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), l’un des projets phares du Programme d’action du Gouvernement dans le domaine social, la ministre en charge des Affaires sociales a relevé le volet social de la vision du chef de l’Etat.
Le projet Arch vise, à son avis, à accroître la capacité et l’accès des Béninois, notamment les plus démunis, aux services sociaux de base, ainsi qu'aux opportunités économiques de façon durable.
Outre ces programmes innovants, l’appui aux structures d’accueil des couches vulnérables a été au cœur des échanges que la ministre a eus avec les différents acteurs impliqués dans la protection sociale. La visite des centres d’accueil d’enfants abandonnés ou d’orphelins témoigne à bien des égards de son engagement à voir ces âmes innocentes épanouies dans leurs familles d’accueil.

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