Dans le Mono et le Couffo, la défaillance du circuit formel de distribution d’essence ouvre la voie à la surenchère des acteurs du secteur de l’informel. Les populations sont obligées de subir leur diktat.

Dans les deux départements, la plupart des villes ne disposent pas de station-service. Les rares stations, du secteur public, installées dans les villes de Grand-
Popo et Lokossa sont en panne depuis plusieurs semaines. Du coup, les vendeurs du Kpayo ont le vent en poupe. Ainsi, loin de soulager les populations, la décision gouvernementale relative au réajustement du prix d’essence le maintenant à 510 francs Cfa le litre a été accueillie avec indifférence, à l’image de la bague offerte à un lépreux.
La station-service Sonacop de Lokossa, par exemple, demeure déserte. Celui qui se hasarde dans l’une ou l’autre des deux stations-service publiques de Lokossa, se voit signifier que les installations sont hors service. Et à défaut de se rendre à la seule station-service fonctionnelle de Sè, dans la commune de Houéyogbé, les populations du Mono et du Couffo sont, pour la plupart, condamnées à se procurer dans le secteur informel qui ,profitant de la conjoncture, monte les enchères jusqu’à 800 francs le litre d’essence dépassant le prix pratiqué par le circuit formel qui est de 510 F Cfa le litre.
S’il y a une décision qui fera jubiler les populations, ce sera à coup sûr celle qui viserait, à défaut d’imposer la couverture intégrale des communes aux opérateurs privés, la restauration des stations-service de la Sonacop. Cette décision contribuerait surtout à mettre les populations à l’abri des dégâts du commerce de l’essence de la contrebande n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

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