Programmés pour démarrer dans la matinée de ce lundi 4 décembre au Collège d’enseignement général de Guéma, à Parakou, les premiers devoirs surveillés de l’année scolaire 2017-2018 n’ont pu se tenir. Et pour cause, un mouvement d’humeur du collectif du personnel enseignant en poste dans l’établissement.

Les premiers devoirs surveillés pour le compte du premier semestre de l’année scolaire 2017-2018 ont commencé, ce lundi 4 décembre, dans la plupart des lycées et collèges de la ville de Parakou. Malheureusement, ce ne fut pas le cas au Ceg Guéma où des perturbations ont été enregistrées dans la matinée, alors que les apprenants étaient déjà en salles et attendaient les épreuves.
A force d’attendre et de ne pas commencer les compositions, les élèves ont fini par sortir des salles. Pendant ce temps, leurs enseignants menaient des discussions en groupes au niveau de la salle des professeurs. C’est dans cette ambiance que les policiers ont fait leur apparition sur les lieux.
A la base de cette situation, on évoque un mécontentement des enseignants en service dans le collège. Ils dénoncent un certain nombre d’irrégularités au sein de l’établissement comme des marchés gré à gré passés. Il y a, selon le porte-parole de leur collectif, Abel Akim Kilian Fandiga, beaucoup de dysfonctionnements à déplorer, en ce qui concerne la gestion du collège. « En tant que partenaires sociaux, nous nous sommes rapprochés de l’autorité afin que ces irrégularités soient corrigées. Nous avons eu plus de huit rencontres pour le règlement de la situation que nous déplorons », a expliqué leur porte-parole. « Malheureusement, on s’est rendu compte que l’autorité ne veut pas collaborer », a poursuivi Abel Akim Kilian Fandiga. Aussi, ont-ils pris la décision de boycotter le déroulement des devoirs surveillés. « Tant que ces élèves exclus continuent d’être dans les salles, nous n’allons pas surseoir à notre mouvement de mécontentement », menace-t-il?

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