Les ‘’Rendez-vous’’ de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi), ont démarré, ce mardi 28 novembre à Cotonou. Les assises qui se penchent sur la problématique des finances digitales, s’achèvent ce jour.

La question des finances digitales est au cœur de la troisième édition des Rendez-vous de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi) qui se tient à Cotonou. Placée sous le thème « Enjeux et perspectives de la finance digitale », la rencontre qui réunit les représentants des institutions des marchés boursiers permettra de faire la lumière sur les enjeux et les innovations des finances digitales.
« La présente rencontre servira de plate-forme sur la finance digitale et permettra d’identifier les solutions aux difficultés de modernisation du marché financier, notamment de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) », souligne le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué.
Il explique que les assises de Cotonou s’inscrivent dans le cadre de l’effort concerté des acteurs à faire du marché financier régional, un véritable outil de développement et de promotion économique à l’heure du numérique.
Il s’agira pour les participants de se familiariser avec les mécanismes complexes que recouvre la thématique. A l’issue de la rencontre, ils doivent être édifiés sur la manière d’utiliser les nouveaux systèmes de translation sur le marché financier boursier.
Entre autres sujets retenus dans le cadre de cette rencontre, il y a la bourse en ligne, la négociation à haute fréquence, le big data, le blockchain et le financement participatif.
Le troisième rendez-vous de l’Apsgi est une opportunité offerte aux populations. « Nous voulons dire aux populations résidentes au Bénin qu’il y a une bourse dont le siège est basé à Abidjan avec une antenne à Cotonou pour faire fructifier leur épargne », explique la présidente de l’Apsgi, Kadi Fadika Coulibaly. Il existe des intermédiaires pour les accompagner dans ce sens. Au total, vingt-neuf sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) de l’Uemoa sont concernées dont cinq au Bénin, précise-t-elle.
La rencontre est ouverte au public désireux d’apprendre sur l’investissement en bourse et aux sociétés désireuses de lever des fonds.
Outre les populations, ces rendez-vous sont également profitables aux pouvoirs publics. « Les résolutions issues de la rencontre serviront aux Sgi pour mettre en place des stratégies en vue de mieux servir les investisseurs et les émetteurs du Bénin. Elles permettront également d’indiquer l’état du développement des marchés boursiers, les potentialités, les développements stratégiques aux pouvoirs publics », développe-t-elle.

Révolution technologique

Pour mieux faire cerner l’enjeu des finances digitales aux participants, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènouvè a entretenu l’assistance sur la révolution technologique en finance. Selon lui, les marchés capitaux sont sujets à des transformations fondamentales en raison du développement de la technologie, du numérique et de la digitalisation. Ces changements doivent être mieux intégrés dans l’évolution des marchés notamment de la Brvm en vue de profiter aux investisseurs.
Il a démontré comment la révolution technologique liée à internet a déjà impacté les bourses, les sociétés de gestion et les courtiers des pays développés depuis les années 1970-1980. La nouveauté en termes d’automatisation de transactions, réside dans la digitalisation des services financiers, car elle constitue la réponse appropriée aux questions de réduction des coûts de transaction en vue de rendre les marchés plus efficients, argumente-t-il.
Toutefois, la digitalisation demeure un challenge pour le monde financier en ce sens que les services financiers qu’offriront les banques à leurs clients devront être adaptés à leurs besoins et à leurs objectifs (épargne de rentabilité). « La digitalisation n’est plus une option pour les bourses et les intermédiaires financiers, mais une obligation puisqu’en face de ces intermédiaires, leurs clients sont déjà digitalisés », souligne-t-il.
L’urgence, signale-t-il, reste les menaces sur les activités d’intermédiation. Lesquelles concernent l’avènement du big data et du blockchain. Sur ce point, il préconise le changement de business model aux intermédiaires en vue de préserver l’activité d’intermédiation. Aussi, recommande-t-il aux autorités des marchés publics la protection accrue des épargnants digitalisés et leur éducation financière.
La visite guidée des stands érigés dans le cadre de la rencontre a permis au public de découvrir les attractions qui existent dans le domaine de la finance digitale.

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