Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé, ce jeudi 23 novembre à Cotonou, au lancement des travaux de la deuxième revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018. Ces travaux permettront d’apprécier les différents progrès réalisés.

Conformément aux dispositions contenues dans les arrangements de gestion avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et au mécanisme de suivi-évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018, les cadres du ministère du Travail et de la Fonction publique ont démarré, ce jeudi, les travaux des revues au deuxième semestre 2017 de la composante gouvernance-participation-décentralisation du Programme de coopération Bénin-Pnud et au deuxième semestre 2017 du groupe Effet 5 de l’Undaf 2014-2018.
Pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, cette rencontre constitue une opportunité pour apprécier la nécessité du dialogue avec les parties prenantes au groupe d’Effet 5 du Plan-cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018 et au processus de développement du Bénin.
Cette revue annuelle, soutient-elle, offre l’occasion d’assurer une concertation entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de l’Effet 5. Elle devra permettre de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la première revue semestrielle de l’année, d’apprécier la performance par rapport aux objectifs initialement fixés afin de tirer les grandes conclusions de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2017 de l’Effet, de débattre des difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés et d’identifier les opportunités programmatiques pour consolider les acquis et formuler des recommandations pour les actions futures.
Au cours de la période sous revue, dit-elle, des progrès notables ont pu être enregistrés tant en matière des réformes administratives, économiques et institutionnelle qu’en matière de gouvernance démocratique, d’appui aux politiques et programmes de développement et d’appui au dialogue politique. Plusieurs actions de renforcement des capacités ont pu être initiées et conduites à terme ou en cours d’exécution grâce à la mutualisation des efforts et des moyens consentis, souligne-t-elle.

Bonne gouvernance

Ces différents progrès ont été aussi reconnus par le représentant résident du Pnud et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. Il a rappelé que la question de la bonne gouvernance est au cœur de la problématique du développement. Et pour faire de la bonne gouvernance un vecteur de développement, poursuit-il, il faut investir dans les capacités tant du point de vue des ressources humaines qu’institutionnelles et procéder aux réformes nécessaires. De ce point de vue, indique-t-il, la réalisation des Objectifs pour le développement durable (Odd) dépend en grande partie de la mise en œuvre d’une stratégie visant la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration publique en vue de la rendre plus performante et apte à assurer les fonctions attribuées à l’Etat de délivrer les services de qualité aux populations. De même, l’atteinte des Odd dépendra du renforcement de l’Etat de droit, de la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au processus visant à rapprocher les services des populations dans les meilleures conditions possibles. C’est pour cette raison, explique-t-il, que le système des Nations Unies, par l’entremise de ses agences spécialisées au Bénin, entend renforcer, à travers l’Effet 5 la gouvernance-participation et décentralisation, ses interventions sur le développement des capacités afin de favoriser une croissance favorable aux pauvres et l’appui conseil nécessaire au gouvernement en vue d’augmenter les chances du Bénin d’atteindre les Odd d’ici à 2030. La concentration des activités de développement des capacités se justifie, affirme-t-il, par le fait que la mise en place d’un cadre favorable à la croissance et à la réduction de la pauvreté nécessite l’existence d’une expertise capable d’analyser les problèmes de développement, de formuler les solutions appropriées et de les mettre en œuvre. Cette concentration tient aussi compte du nécessaire renforcement des capacités afin de faire face au nouveau paysage de l’aide au développement marqué par la volonté d’améliorer son efficacité.
Au regard de ces progrès, Adidjatou Mathys a invité les différents acteurs à consolider les acquis afin que les cibles attendues pour l’année 2018 au titre des objectifs liés à l’Effet soient atteintes sinon dépassées.

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