Une séance de sensibilisation et d’information sur l’importance et la nécessité du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) s’est tenue à l’endroit des femmes le samedi 4 novembre dernier à Abomey.

Nombreuses sont ces femmes des communes d’Abomey, d’Agbangnizoun, de Djidja et environs qui ont assisté, samedi 4 novembre dernier à Abomey, à une séance de sensibilisation sur la nécessité de se faire enregistrer pour le compte du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). A cette occasion, Laurentine Adossou Davo, a soutenu qu’il ne s’agit pas d’un outil politique à caractère électif comme le disent certains, mais plutôt d’un recensement qui va permettre aux Béninois d’avoir une carte unique et individuelle qui va représenter à la fois l’acte de naissance, la carte d’identité nationale, la carte Lépi, dont elle déplore l’inutilité au niveau des banques. D’ailleurs, déplore-t-elle, « Nous n’avons pas un acte d’état civil ; notre état civil n’est pas fiable, tout se fait au pifomètre ». Ainsi cette nouvelle carte, qui pourra tout faire et permettre d’accéder à tous les services, viendra corriger les insuffisances des autres pièces surtout la carte Lépi.
Les femmes venues nombreuses à cette séance de sensibilisation sont invitées à faire de la sensibilisation dans leurs différentes localités pour amener tout le monde à se faire recenser, notamment les enfants, mêmes les nouveau-nés.
L’accent a été aussi mis sur l’obligation de se faire recenser car, à l’issue des six mois pendant lesquels les opérations de recensement vont durer, aucune opération de microfinance ou de banque ne sera possible sans cette carte. Elle notifie qu’on peut se faire recenser même lorsqu’on a aucune pièce, il suffit juste le cas échéant de venir avec un témoin qui doit être le chef du quartier ou le chef d’arrondissement.
Dieudonné Gambiala, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle (Ddesftp/Zou) et représentant du Directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire à cette séance de sensibilisation, a exhorté les femmes à instruire à la maison, les enfants surtout les élèves et lycéens, à se faire recenser. Il signale qu’il va lui-même rencontrer les chefs d’établissement, le vendredi prochain, pour les amener à sensibiliser les enseignants et les élèves sur le Ravip. Une rencontre avec les parents d’élèves se fera la semaine prochaine. Il précise que les candidats aux examens, en absence de leur carte scolaire peuvent utiliser leur carte Ravip pour composer.
La sensibilisatrice entend rencontrer aussi les femmes de Bohicon et des autres communes du Zou pour également les informer ?

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