Plus de 300 femmes des communes d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont bouclé, samedi 14 octobre 2017, deux semaines de sessions de renforcement de capacités sur la création et la gestion d’une coopérative agricole, d’une part, et sur la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes, d’autre part.

La série de formations est initiée dans le cadre du projet TCP/BEN/3504 : «Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership» en cours d’exécution depuis 2015 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) au profit des groupements féminins du Couffo.

Comment créer une coopérative selon les normes de l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ; Comment bénéficier en tant que coopérative de financement auprès des institutions nationales et sous-régionales de microcrédit ; Quelles sont les stratégies marketing à mettre en œuvre pour rentabiliser les activités d’une coopérative et Comment mettre en œuvre des stratégies de lobbying auprès des autorités et des acteurs de la société civile pour le développement communautaire ? C’est sur ces thématiques que les membres d’une dizaine de groupements féminins d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont été entretenus dans le cadre de la première session de formation, d’une semaine, qui s’est déroulée au Centre de promotion sociale (CPS) d’Aplahoué pour les femmes de cette commune et celles venues de Djakotomey et à l’arrondissement de Tota, pour les groupements féminins de Dogbo. Les formateurs, deux ingénieurs agronomes spécialisés sur les questions de vie associative au sein de la Direction de la Législation rurale des organisations professionnelles et de l’Entreprenariat agricole (DLROPEA), Maximien Affanou et Rodrigue Adikpéto, ont mis l’accent sur la nécessité pour ces femmes de dépasser le stade de groupement féminin pour celui de coopérative afin de mener des activités économiques plus rentables et en vue d’assurer également un bon leadership pour le développement de leurs communautés. A travers des modules de formation expliqués en langues locales Adja et Fon, ils ont familiarisé ces femmes aux notions de Plan d’affaires, législations et règlements communautaires de l’OHADA, vie associative, stratégies marketing et leadership pour le développement de leurs localités. «L’objectif de cette formation est de promouvoir l’esprit associatif et le renforcement des capacités organisationnelle des groupements de femmes rurales en vue de leur autonomisation économique et sociale», a précisé la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504, Mme Gladys Lokossou Tossou. « Après avoir doté ces groupements féminins en divers matériels et équipements dans le cadre du projet, nous les sensibilisons à présent à créer des coopératives avec un capital social et une bonne gestion commerciale pour des revenus plus importants, pérennes et mieux répartis», a-t-elle indiqué.

Renforcer les capacités des groupements en production vivrière et activités post-récoltes
La seconde session de formation qui a aussi duré une semaine et qui a pris fin, samedi dernier, a été consacrée au renforcement des capacités des mêmes groupements féminins dans la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes. Elle a été animée par le responsable du sous-programme Cultures maraîchères à l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB), Amel C. G. Mensah, qui a développé des modules sur différentes techniques de production ainsi que sur le stockage, les transformations agro-alimentaires (manioc en gari, les produits maraîchers, etc.). L’accent a été mis particulièrement sur la gestion d’une pépinière, l’itinéraire technique de production des cultures maraîchères de grande consommation, la reconnaissance des ravageurs des cultures maraîchères et les bonnes pratiques en matière de traitement phytosanitaire. « Il s’agit, à travers cette session, d’améliorer les capacités techniques des femmes rurales pauvres dans la production vivrière et maraîchère qui constitue la principale activité en milieu rural », a souligné la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504: « Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership », Mme Gladys Lokossou Tossou.

Source : FAO

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